Tuesday, June 09, 2009

OGM: "L'ARME" GENOCIDAIRE DE ROCKFELLER ET DES EUGENISTES


Graines de destruction : Le projet secret de la manipulation génétique

Article original publié en anglais, Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation, Review of F. William Engdahl’s book published by Global Research, le 19 juin 2008.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10630

Ces trois ou quatre dernières années ont vu un certain nombre de livres, documentaires et articles sur les dangers des graines génétiquement modifiées (GM).

La majorité se focalisaient sur leur impact néfaste pour la santé et l’environnement, presque aucun sur la géopolitique des semences génétiquement modifiées, en particulier sur les graines en tant qu’arme de destruction massive. Engdahl a abordé cette question, mais la culture des semences n’est que l’une des nombreuses « graines de destruction » dans son livre.

Engdahl documente méticuleusement comment les fondements intellectuels de l’« eugénisme », la réduction massive des malades, des gens de couleur, et des autres races jetables, ont été effectivement établis pour la première fois, et même approuvés légalement aux États-Unis. La recherche eugénique a été soutenue financièrement par les Rockefeller et d’autres familles élitistes, et l’eugénisme a été expérimenté la première fois contre les Juifs dans l’Allemagne nazie.

C’est pur hasard que les plus pauvres nations du monde se trouvent aussi être les mieux dotées en ressources naturelles. Ces régions sont aussi celles dont la population est en pleine croissance. La peur chez les familles dirigeantes européennes, qui s’intègrent de plus en plus à la puissance économique et militaire des États-Unis, est que, si les nations pauvres deviennent développées, les ressources naturelles abondantes, en particulier le pétrole, le gaz, les minerais stratégiques et les métaux, peuvent se raréfier pour la population blanche. Cette situation est inacceptable pour le pouvoir blanc élitiste.

La question centrale qui dominait l’esprit de la clique au pouvoir était la réduction de la population dans les pays riches en ressources, mais la question était comment manigancer un abattage massif dans le monde entier sans générer un puissant retour de manivelle comme il est tenu de se produire. En 1972, quand ses réserves de pétrole ont atteint leur maximum, et que les États-Unis sont devenus l’un des principaux importateurs de pétrole, la situation est devenue alarmante et l’ordre du jour a pris le centre de la scène. Kissinger, l’un des principaux stratèges de Nixon, nourri par les Rockefeller, a préparé ce qui est connu sous le nom de National Security Study Memo (NSSM#200), dans lequel il développait son plan de réduction de la population. Dans ce mémo, il vise en particulier treize pays : Bangladesh, Brésil, Colombie, Égypte, Éthiopie, Inde, Indonésie, Nigeria, Pakistan, Turquie, Thaïlande et Philippines.

L’arme qui devait servir était la nourriture, même si une famine alimentaire devait être utilisée pour entraîner la réduction de la population. Kissinger est connu pour avoir déclaré, « contrôlez le pétrole, vous contrôlez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlez le peuple. » Comment un petit groupe de gens clefs a transformé la philosophie élitiste, du contrôle alimentaire pour contrôler le peuple, en possibilité opérationnelle réaliste en un court laps de temps est la toile de fond du livre d’Engdahl, le thème central s’étendant du début à la fin sur les Rockefeller et Kissinger, entre autres personnages principaux.

Il décrit comment les Rockefeller ont guidé la politique agricole des États-Unis, utilisant leurs puissantes fondations exemptées d’impôts dans le monde entier pour former une armée de jeunes scientifiques dans le domaine jusqu’ici inconnu de la microbiologie. Il retrace la façon dont le domaine de l’eugénisme a été rebaptisé « génétique » pour le rendre plus acceptable et pour cacher son véritable objectif. Grâce à des ajustements stratégiques progressifs dans une poignée de compagnies de produits chimiques, de nourriture et de semences, efficacement soutenus par des personnages clefs dans les principaux ministères du gouvernement étasunien, on a créé des monstres capables de réécrire le cadre réglementaire de presque chaque pays. Et ces graines de destruction des cadres réglementaires, construits avec soin pour protéger l’environnement et la santé humaine, ont été semées dès les années 20.

Une pause pour réfléchir : Une personne normale en bonne santé peut tout au plus se passer de nourriture pendant peut-être sept jours, mais il faut une saison entière, par exemple environ quatre mois, pour qu’une semence de culture vivrière pousse. À peine cinq compagnies de l’agriculture industrielle, toutes américaines (Cargill, Bunge, Archer Daniels, et autres) contrôlent le commerce mondial des céréales, et seulement cinq contrôlent le commerce mondial des semences. Monsanto, Syngenta, Bayer, DuPont et Dow Chemicals contrôlent les graines génétiquement modifiées. Bien que ces puissants oligopoles aient été imposés, les lois antitrust ont été diluées pour en exempter ces entreprises. Engdahl écrit : « Il n’est pas surprenant que la National Defense University du Pentagone, à la veille de la guerre d’Irak en 2003, ait publié un document déclarant : ” Le business agricole est aux États-Unis ce qu’est le pétrole au Moyen-Orient. ” L’agro-business est devenue une arme stratégique dans l’arsenal de la seule superpuissance au monde. » (page 143)

La « Révolution Verte » faisait partie du programme des Rockefeller pour détruire la diversité des semences et préconiser les intrants agricoles basés sur le pétrole et le gaz, dans lesquels ils ont leurs principaux intérêts. La destruction de la diversité des semences et la dépendance envers les hybrides a été la première étape dans le contrôle alimentaire.

Il est vrai que dans un premier temps les techniques de la Révolution Verte ont conduit à une poussée dans la productivité agricole. Mais ce fut au prix énorme de la destruction des terres agricoles et de la biodiversité, de l’empoisonnement des nappes phréatiques et de la dégradation progressive de la santé de la population, ce qui était le véritable ordre du jour des « partisans de la Révolution Verte. »

La véritable impulsion est venue avec la possibilité technique de l’épissage des gènes et de l’insertion de caractères spécifiques entre espèces sans lien de parenté. Les formes de vie pourraient être modifiées. Mais jusqu’en 1979 le gouvernement étasunien a toujours refusé d’accorder des brevets sur ce qui touche à la vie. Cela a changé. Ce fut beaucoup aidé par un jugement favorable de la Cour Suprême des États-Unis accordant un brevet de protection à des bactéries mangeuses de pétroles, mises au point par le Dr Ananda Chakraborty. Les formes de vie pouvaient à présent être brevetées. Pour assurer que le monde abdique devant le régime des brevets des sociétés semencières, l’Organisation Mondiale du Commerce a imposé la discipline. Comment l’affaire a été menée n’est le fait de personne, mais le monde à été forcé d’accepter le droit de propriété intellectuelle de ces compagnies. Il y a eu de l’opposition, mais ces entreprises sont trop déterminées comme le décrit Engdahl.

« La stratégie claire de Monsanto, Dow, DuPont et du gouvernement de Washington était d’introduire les semences OGM aux quatre coins du monde, en priorité dans les pays sans défense . . . africains et en développement », écrit Engdahl (page 270). Toutefois, Engdahl a aussi décrit comment des terres agricoles canadiennes et étatsuniennes en sont venus aux OGM. Il était soupçonné que les OGM puissent poser une grave menace environnementale et pour la santé humaine et animale, pourtant les tentatives indépendantes d’évaluations des risques pour la vie ont été abandonnées. Les scientifiques menant à bien des études honnêtes ont été calomniés. Des établissements scientifiques de renom ont été réduits au silence ou mis au pas sur la voie qui soutient le contrôle alimentaire des Rockefeller et l’ordre du jour de réduction massive. La destruction de la crédibilité de l’institution scientifique est encore une autre graine de destruction dans le livre d’Engdahl.

Engdahl cite en exemple l’expérience d’un agriculteur allemand, Gottfried Glockner, avec du maïs génétiquement modifié. Glockner a planté du maïs Bt176 de Syngenta essentiellement pour nourrir ses vaches. Étant scientifique, il a commencé par 10% d’aliments GM et a augmenté progressivement la proportion en notant avec soin la production laitière et tout effet secondaire. Pas grand chose ne s’est passé dans les trois premières années, mais quand il est passé à 100% de nourriture GM, ses animaux « avaient des fèces gluantes blanches et de fortes diarrhées » et «le lait contenait du sang». Finalement, la totalité de ses soixante dix vaches sont mortes. Le professeur Angelika Hilbeck de l’Institut Fédéral Suisse de Technologie a trouvé dans le maïs Bt176 de Glockner des échantillons de toxines Bt « sous forme active et extrêmement stable». Les vaches sont mortes suite à de hautes doses de toxines. Même si l’alimentation humaine n’est pas contaminée à 100%, cela devrait faire réfléchir.

Aux États-Unis, les aliments GM non étiquetés ont été introduits en 1993, et 70% des supermarchés contiennent des aliments OGM à proportions variables dans ce qui devrait être appelé à juste titre la plus grande expérience biologique sur l’homme. Puisque Engdahl a clairement déclaré que l’idée du gouvernement étatsunien et de l’agro-business est de contrôler les aliments en particulier dans le tiers monde, il a laissé à ses lecteurs le soin de déduire que les citoyens américains et européens sont aussi la cible de ce vaste programme. Et il y a d’autres armes meurtrières dans l’arsenal : les graines Terminator, les semences traîtres, et la capacité de détruire les petits agriculteurs indépendants à volonté partout dans le monde, et cela est puissamment présenté dans le livre. Engdahl fournit des preuves solides sur ces graines de destruction définitive et la décimation totale des civilisations du monde tel que nous l’avons connu.

Il s’agit d’un livre complexe, mais très lisible. Il est divisé en cinq parties, chacune contenant deux à quatre courts chapitres. La première partie traite des intrigues politiques pour assurer un soutien aux compagnies agro-alimentaires et semencières ; la deuxième traite de ce qui devrait être largement connu en tant que « Plan Rockefeller » ; la troisième traite de la manière dont les géants intégrés verticalement ont été préparés aux guerres silencieuses de Washington contre la planète Terre ; la quatrième partie traite de la manière dont les semences génétiquement modifiées ont été lâchées chez les agriculteurs peu soupçonneux ; et la dernière partie traite de la façon dont les élites poursuivent la destruction des aliments et des agriculteurs, ce qui pourrait en fin de compte provoquer la réduction massive de la population. Il ne propose aucune solution, il ne le peut parce que c’est au reste du monde, notamment aux Européens et aux Étasuniens, de se réveiller et de faire front contre ces criminels. Une lecture essentielle pour tous ceux qui mangent et pensent.

OGM: "L'ARME" GENOCIDAIRE DE ROCKFELLER ET DES EUGENISTES


OGM : un projet eugéniste ?

de William Engdahl

"OGM, semences de destruction" aux éditions Jean-Cyrille Godefroy

7 décembre 2008

Avec William Engdahl, il ne s’agit pas de théorie du complot, ni de paranoïa antiaméricaine, mais de l’éclairage méthodique et argumenté de choix politiques parfois anciens, fondés sur une conception du monde qui nie le vivre ensemble, tout en prévoyant les affrontements qui peuvent en résulter.

en préambule voir et télécharger tant que c’est encore possible sur le site web Scientox : OGM ETUDE SECRETE - VIDEO INTERDITE DE DIFFUSION

17.01.2007 OGM, l’étude qui accuse A voir à propos des OGM, l’émission "90 minutes" diffusée par Canal Plus. L’émission a été supprimée peu de temps après cette diffusion. Une suppression qui se comprend encore mieux quand on sait que l’actuel PDG de Canal plus est l’ex-PDG de la multinationale de biotechnologies Rhone Poulenc / Aventis... (lien vidéo actualisé)

RESUME : Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l’histoire d’une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l’Agriculture français n’a pas voulu rendre public les résultats, alors qu’ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé. Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ?

" Face aux conséquences humaines et sociales désastreuses de ces choix, nos sociétés civiles ont besoin de comprendre les logiques de ces projets qui les dépouillent de leur patrimoine. Nous ignorons, trop souvent, le rôle récurrent de certaines fondations privées américaines richissimes, ces fameux lobbies qui, intervenant au milieu des affrontements politiques et économiques, pilotent ou favorisent, à leur gré, des groupes de pression sociopolitiques et économiques. Dans cet ouvrage, William Engdahl nous fournit une brillante perspective historique de ces logiques, qui tendent à dominer nos existences. Au fil de la lecture, ceux qui, en France et en Europe, se sont opposés depuis les années 1995 à la mainmise de ces lobbies sur le vivant et l’alimentation par le biais des OGM, se sentiront confortés dans leur démarche : des premières dénonciations aux actions de désobéissance civique, les choix de leur forme d’action s’en trouvent légitimés." José Bové [...]
"Au début des années cinquante, John D Rockefeller III avait transformé Porto Rico en un vaste laboratoire, où il pouvait mettre en oeuvre ses expériences de contrôle démographique à grande échelle.

Selon une étude réalisée par le département de la Santé de l’île en 1965, environ 35 % de la population féminine de Porto Rico en âge de procréer avait été stérilisée de façon permanente." [...] "Les paysannes pauvres de Porto Rico étaient encouragées à accoucher dans les nouveaux hôpitaux américains, où les médecins les stérilisaient en leur ligaturant les trompes après leur deuxième enfant, le plus souvent sans le consentement de la parturiente (ndlr : femme qui accouche)." [...]

"Les campagnes de stérilisation forcées de John D Rockefeller III n’étaient pas une nouveauté pour la famille Rockefeller, qui avait depuis longtemps envisagé de faire de Porto Rico un laboratoire humain." [...] "En 1931, Rhoads, le pathologiste de l’Institut Rockefeller se plaignait : « les Portoricains sont sans aucun doute la race humaine la plus sale, la plus paresseuse, la plus dégénérée et la plus voleuse qui ait jamais habité sur cette planète. Ce n’est pas d’un travail de santé publique dont cette île a besoin, mais d’un tsunami ou de quelque chose capable d’exterminer totalement sa population »." John David Rockefeller [...] "John David Rockefeller III grandit dans un milieu malthusien d’eugéniste et de théoricien de la race tels que Frederick Osborn, Henr Fairchild et Alan Gregg qui tous appartenait à la fondation Rockefeller. pour John David Rockefeller III, il semblait naturel que lui et ceux de sa classe décidassent quels éléments de la race humaine devaient survivre, pour jouir d’une « vie conforme à ce que nous souhaitions qu’elle soit ». Pour eux, il s’agissait simplement de sélectionner les meilleurs éléments du troupeau humain pour en améliorer la race." [...]

"Dès la première guerre mondiale, des noms tels que Rockefeller, Harriman, le banquier JP Morgan, Mary Duke Biddle de la famille des producteurs de tabac, Cleveland Dodge, John Harvey Kellog de la fortune des céréales, Clarence Gamble de Procter & Gamble, étaient tous à l’origine du paisible financement de l’eugénisme, la plupart en tant que membres de la Société eugéniste américaine.
Les mêmes furent à l’origine d’expériences de stérilisations forcées sur des « personnes inférieures » et de diverses méthodes de contrôle démographique."

[...] "Pendant plus de 34 ans, Alan Gregg dirigea la division médicale de la Fondation Rockefeller. Inconnu du monde extérieur, il est vraisemblable qu’en plus de trois décennies, il ait eu plus d’influence sur la vie et la mort sur cette planète que Josef Staline et Adolf Hitler réunis." [...]
"Dès l’origine, la Fondation Rockefeller s’était focalisé sur la réduction systématique de la population des races « inférieures »

. L’une de ses première dotations fut attribuée en 1923 au Conseil pour la Recherche en Sciences sociales, dans le dessin d’étudier les techniques de contrôle des naissances." [...] "L’eugénisme était une pseudoscience. Le mot, inventé en 1883 en Angleterre par Francis Galton, cousin de Charles Darwin, est mentionné dans "L’origine des espèces", ouvrage par lequel celui-ci avait imposé ce qu’il appelait « l’application des théories de Malthus à tout le royaume végétal et animal ». Mais peu avant sa mort, Malthus avait répudié sa propre théorie démographique." [...] "Contrairement à la croyance populaire, l’idée d’une race nordique dominatrice n’était pas seulement un fantasme nazi. Ses origines s’enracinent dans les États-Unis du XXe siècle." [...] "En 1904, le Carnegie Institute d’Andrew Carnegie créa l’imposant laboratoire de Cold Spring Harbor, l’Eugenics Record Office, sur la très prospère île de Long Island, à côté de New York. Des millions de cartes de groupes sanguins, d’Américains ordinaires, furent rassemblés afin d’organiser la complète suppression de lignages

réputés inférieurs. le terrain de construction de l’institut fut donné par le magnat du chemin de fer, E. H. Harriman, zélote de l’eugénisme. [...] Les Asiatiques, Noirs et Hispaniques à la peau sombre, mais aussi les malades et les retardés, étaient réputés inférieurs par rapport aux normes eugéniques « d’amélioration de la race ». Le but de ce projet de mise en carte était de recenser les lignages de sang inférieur pour leur faire subir ségrégation et stérilisation permanente en vue d’éradiquer la lignée. [...] La Fondation Rockefeller en fut rapidement l’un des contributeurs financiers les plus généreux. Elle déversa des centaines de milliers de dollars dans divers projets eugénistes et démographiques." [...] "En 1927, la Cour suprême autorisa la stérilisation coercitive de centaines de citoyens américains ou leur persécution en tant qu’êtres inférieurs. Un hôpital psychiatrique de Lincoln, dans l’Illinois, nourrissait ses nouveaux patients avec le lait de vaches tuberculeuses. [...] La Californie était l’État modèle en matière d’eugénisme. Sous l’égide d’une loi promulguée en 1909, tous les déficients mentaux furent stérilisés avant d’être libérés. Tous les criminels trois fois condamnés pouvaient être stérilisés à la discrétion du médecin consultant. La Californie stérilisa ainsi 9 782 personnes, notamment de nombreuses femmes classées « mauvaises femmes », dont beaucoup avait été contraintes à la prostitution." [...] "L’enthousiasme des Rockefeller pour l’eugénisme ne s’arrêta pas aux côtes américaines. Pendant les années vingt, l’argent de la Fondation joua un rôle majeur pour financer l’eugénisme allemand. De 1922 à 1926, celle-ci alloua, par le biais de son bureau parisien, la somme incroyable de 410 000 $ à plusieurs centaines de chercheurs allemands. En 1926, elle accorda la somme de 250 000 $ pour créer à Berlin, l’Institut impérial wilhelmien pour la psychiatrie, ce qui correspond à 26 millions de dollars de 2004, somme inouïe dans l’Allemagne de Weimar dévastée par l’hyperinflation et la dépression économique." [...] "Le psychiatre en chef de l’Institut impérial de l’époque était Ernst Rüdin, achitecte du fulgurant parcours du programme hitlérien d’eugénisme médicalisé systématique. En 1932, la nomination de Rüdin comme président de la Fédération eugéniste mondiale, fut financée par la Fondation Rockefeller. Dans son programme fondateur, cette association appelait à la liquidation ou la stérilisation des personnes dont l’hérédité constituait un « fardeau public »." [...]

"À la fin des années trente, l’institut, dirigé par Rüdin, avait reçu des « cervelles par lots de 150 à 200 » prélevées sur les victimes du programme d’euthanasie nazi, mené à l’hôpital d’État du Brandebourg. La recherche neurologique profitait des expérimentations nazies sur les Juifs, les Tziganes, les handicapés mentaux et les autres personnes jugées « défectueux ». [...]
L’argent de Rockefeller était la base du financement de l’eugénisme dans sa forme la plus pure." Otto Embros (IG Farben)

[...] "Rüdin dirigea également le programme nazi et fut en 1933, l’un des premiers architectes de la loi en faveur de la stérilisation eugénique forcée. [...] Sous l’empire de la sa loi, quelques 400 000 Allemands diagnostiqués maniaco-dépressifs ou schizophrènes furent stérilisés de force, et des milliers d’enfants handicapés simplement tués." [...] "Hitler écrivait à l’eugéniste américain Madison Grant pour le féliciter personnellement de son ouvrage de 1916, "Le Déclin de la grande race", dans lequel Grant déplorait que « l’Amérique fût infestée d’un nombre grandissant de personnes faibles, diminuées et mentalement handicapées de toutes les races... » [...] En saluant Grant, Hitler saluait un frère d’arme, le cofondateur de la Société eugéniste américaine. Vers 1940, des milliers d’Allemands des hospices de vieillards et d’établissements psychiatriques furent systématiquement gazés. [...] Leon Whiteney, secrétaire exécutif de la Société eugéniste américaine financée par Rockfeller, déclara, à propos des expériences nazies : « Alors que nous tournons autour du pot, les Allemands appellent un chat, un chat. »"

[...] "En mai 1932, la Fondation Rockefeller adressa ce télégramme à son bureau parisien, qui canalisait les fonds vers l’Allemagne : « Réunion du comité exécutif de juin : neuf mille dollars sur une période de trois ans pour l’institut KWG d’anthropologie pour la recherche sur les jumeaux et les effets sur la descendance de substances toxiques. Cela se passait une année avant qu’Hitler ne devienne chancelier." [...] "À la grande satisfaction de von Verschür, le Dr Mengele, son assistant de toujours, fut affecté après mai 1943 à la direction du camp de concentration d’Auschwitz, où il fut surnommé « l’Ange de la mort » et connu pour les expériences mortelles qu’il menait sur les prisonniers. Désormais leur expérience « scientfique » pouvait se poursuivre sans inhibition." [...] "Le pragmatisme primant toujours sur les principes, la fondation Rockefeller ne cessa de financer l’eugénisme nazi qu’en 1939, quand les Nazis envahirent la Pologne." [...] "En 1949, Otmar Freiherr von Verschür, médecin d’Auschwitz, fut nommé membre correspondant de la Société américaine pour la Génétique humaine, nouvelle organisation fondée en 1948 par les principaux eugénistes, camouflés derrière la bannière du terme moins infâme de génétique. [...] Von Verschür devait une part importante de sa nouvelle identité remaniée, à la situation dont il bénéficia après la guerre au Bureau pour l’Hérédité humaine de Copenhague, nouvellement créé. la Fondation Rockefeller fournit le financement nécessaire à la fondation de cet établissement danois, où les mêmes activités eugénistes purent progresser plus tranquillement. Ce bureau pour l’Hérédité humaine reçut une lettre de von Verschür l’informant que les archives des recherches menées à Auschwitz avaient été transférées à Copenhague en 1947, au bon soin du
directeur danois de l’institut, Tage Kemp." [...] "En 1952, John
D Rockefeller III était prêt pour accomplir le grand oeuvre de sa vie. Il créa le Conseil à la Population de New York, pour promouvoir les études sur les dangers de la surpopulation et les problèmes connexes." [...]

"Osborn dans Eugenics Review en 1956 : « Nous avons manqué de prendre en compte un trait qui est pratiquement universel et profondément enraciné dans la nature humaine : les gens ne sont tout simplement pas prêts à admettre que la base génétique sur laquelle est formée leur caractère est inférieure et ne devait pas se perpétuer dans la génération suivante... Ils n’acceptent pas l’idée qu’ils sont le plus souvent de deuxième catégorie... »" [...] "Dès 1952, quand Osborn rejoignit le Conseil à la Population de John D Rockefeller III, il comprit le profit fabuleux que la contraception et l’éducation de masse pouvaient apporter à l’eugénisme, tout en le masquant par le libre choix. L’un de ses premiers projets consista à mettre à contribution les fonds du Conseil pour la mise au point d’une nouvelle pilule contraceptive." [...] "Dans ce sens, il affirmait que le mouvement eugéniste « atteindrait enfin les buts élevés que Galton lui avait assignés » c’est-à-dire la création d’une race supérieure et la réduction des races inférieures." [...] "La Société américaine pour la génétique humaine apporta son soutien au projet de décryptage du génome humain. Doté d’un budget de plusieurs milliards de dollars, ce projet était opportunément localisé dans le même local où, ans les années vingt, Rockefeller, Harriman et Carnegie avaient hébergé leur Bureau pour la recherche Eugéniste. Ainsi façonnée par la Fondation Rockefeller, la génétique allait devenir la nouvelle façade de l’eugénisme." [...] "En 1941, la Standard Oil du New Jersey, future Exxon était la plus grande compagnie pétrolière au monde. Elle contrôlait 84 % du marché américain. La Chase Bank était sa banque et son principal propriétaire, le groupe Rockefeller. Après eux, le plus grand actionnaire était IG Farben, énorme trust pétrochimique allemand qui, à l’époque, représentait une part essentielle du complexe militaire allemand. La relation entre Rockefeller et IG Farben remontait à 1927, époque où la fondation Rockefeller finançait largement les recherches eugénistes allemandes. Alors qu’en tant que chef de la CIAA, Nelson Rockefeller combattait officiellement les intérêts économiques nazis en Amérique latine, la Standard Oil, contrôlée par la famille Rockefeller, organisait le convoyage vers l’Allemagne, de carburant au plomb, vital pour la Luftwaffe."

Fritz ter Meer (IG Farben) [...] "Le secteur pétrolier, qui restait cependant au coeur de l’économie de la nouvelle industrie agroalimentaire, était un domaine où les Rockfeller excellaient. Le modèle économique de concentration monopolistique mondiale qu’ils avaient édifié au fil des décennies, leur servait de modèle pour la transformation de
l’agriculture mondiale en industrie agroalimentaire." [...] "Le
CGIAR, financé par de généreuses bourses d’études des fondations Ford et Rockefeller, s’arrangea pour que les meilleurs agronomes du Tiers Monde fussent éduqués aux États-Unis afin qu’ils maîtrisent les concepts de la production agricole industrialisée, pour les promouvoir ensuite dans leur pays d’origine." [...]
"Au début des années 2000, l’agrobusiness intégré verticalement atteignit une puissance jamais vue, même à la grande époque des trusts des années vingt

. Il occupait le rang de deuxième industrie la plus profitable des États-Unis, après l’industrie pharmaceutique, avec un chiffre d’affaire annuel bien supérieur à 400 milliards de dollars. La phase suivante allait consister à fusionner les géants de la pharmacie avec ceux de l’agroalimentaire." [...] "Les risque potentiels n’intéressaient pas le groupe Rockefeller. Sa méthodologie correspondait à ce qui, depuis René Descartes et Charles Darwin, était connu sous le

nom de « réductionnisme », point de vue selon lequel le vivant se réduit à une machine dont l’unique but est la réplication génétique. Ce qui le résume à une question de chimie et de statistiques." [...] "Une fois popularisée dans la conscience populaire américaine l’idée, selon laquelle les organismes se réduisaient à leur gènes, on pouvait en conclure que l’organisme n’avait pas de nature propre. Mais la nature est bien plus complexe qu’un ordinateur. La vie n’est pas comparable à un programme d’ordinateur, c’est une phénomène complexe et non linéaire, ce dont les biologistes traditionnels attestaient depuis des siècles." [...] "Initialement, le Programme international de Rockefeller pour la biotechnologie du Riz concentra ses efforts sur la création d’une variété de riz supposée compenser le déficit en vitamine A des enfants dénutris du Tiers Monde. C’était un artifice de propagande brillamment pensée qui permit de modifier l’image publique des scientifiques généticiens en les présentant comme dévoués à la résolution du problème de la faim et de la malnutrition. Il ne s’agissait en fait que d’une mystification préméditée." David Rockefeller

[...] "La Banque mondiale, sur la base d’un programme politique défini par Washington, contrôlait les banques de semences asiatiques. Plus de trois quarts du matériel génétique à l’origine des nouvelles variétés américaines de riz provenaient de l’IRRI (créée par la Fondation Ford et la Fondation Rockefeller). Le gouvernement américain le fourguait ensuite aux pays asiatiques en exigeant qu’ils abattent leurs « barrières douanières abusives » aux importations américaines.
L’IRRI permit ainsi aux géants de l’agroalimentaire international, Syngenta ou Monsanto, de s’approprier illégalement les semences, dont il avait la garde pour le compte des agriculteurs orientaux."

[...] "Historiquement, l’Irak est partie de la Mésopotamie, berceau de la civilisation où, pendant des millénaires, la vallée fertile située entre le Tigre et l’Euphrate fournit des conditions idéales au développement de l’agriculture. Les paysans irakiens y vivent depuis environ huit mille ans avant notre ère. Leur savoir-faire est à l’origine de pratiquement toutes les variétés de blés actuellement cultivées dans le monde." [...] "En 2004, le nouveau droit irakien des brevets permettait un contrôle total sur les semences agricoles. Masquée derrière un jargon juridique compliqué, l’ordonnance 81 confiait le futur de l’approvisionnement alimentaire irakien aux entreprises internationales privées. Monsanto en aurait rédigé, lui-même, les détails relatifs aux espèces végétales." [...] "Le lobby international qui travaillait pour Cargill et l’industrie agroalimentaire américaine en vue de promouvoir son programme agricole radical, était une organisation obscure mais puissante intitulée le Conseil pour la Politique commerciale agricole et alimentaire internationale (International Food and Agricultural Trade Policy Council, IPC) Fondé en 1987, pour promouvoir la libéralisation du commerce agricole, IPC comprenait des cadres dirigeant de Cargill, du géant des OGM Syngenta (ex-Novartis), de grands producteurs alimentaires tels Nestlé, Kraft Foods, de grands semenciers d’OGM comme Monsanto, de grands commerçants en fèves de soja tel ADM, des céréaliers géants comme Budge LTD et Mistsui & Co. IPC était un groupe d’intérêts que de peu de politiciens à Bruxelles, à Paris ou à Rome pouvaient se permettre d’ignorer."

[...] "L’accord de l’OMC sur l’agriculture rédigé par Cargill, ADM, DuPont, Nestlé, Unilever, Monsanto et consorts était explicitement conçu pour autoriser l’abrogation des lois et des barrières de sécurité que les nations avaient dressées face au pouvoir de manipulation des prix des géants de l’agroalimentaire." [...] "L’établissement de l’OMC fut une étape marquante de la mondialisation de l’agriculture planétaire, conformément au cadre imposé par l’industrie agroalimentaire américaine. Les règles de l’OMC ouvrirent la voie politique et légale à la création d’un marché mondial des ressources alimentaires, analogue à celui du pétrole, créé un siècle plus tôt, sous l’empire du cartel dirigé par la Standard Oil de Rockefeller. Jamais, avant l’industrialisation de l’agriculture, la production agricole n’avait été perçue comme une pure marchandise affectée d’un prix mondial. L’agriculture avait toujours été une production locale échangée sur des marchés locaux, qui constituaient la base de l’existence humaine et de la sécurité économique nationale." [...] "Les règles de l’OMC prohibaient les lois nationales qui exigeaient l’étiquetage des OGM, en les déclarant « entraves techniques au commerce ». Sous l’empire de l’OMC, le commerce était devenu un objectif supérieur au droit du citoyen de savoir ce qu’il mangeait."

[...]
"La stratégie définie par le pdg de Monsanto, Robert B Shapiro consistait à « fusionner les trois plus grandes industries du monde : l’agriculture, l’alimentaire et la santé qui opèrent actuellement en tant que secteurs séparés.

»" [...] "En octobre 1999, Pioneer Hi-Bred fut rachetée par DuPont, géant chimique du Delaware. Au regard de l’importance de sa banque génétique et de l’étendue de sa propriété intellectuelle, Pioner Hi-Bred était considéré comme la plus grande banque de semences du monde." [...] "Basé à Indianapolis dans l’Indiana, le troisième géant OGM était Dow AgroSciences, un conglomérat semencier et agrochimique pesant 3,4 milliards de dollars implanté dans 66 pays. Dow AgroSciences s’était constitué en 1997 à l’occasion du rachat par Dow Chemical des parts de Dow Elanco, que possédait le pharmacien Eli Lilly. Dow Chemical, la compagnie mère, s’était développée pour devenir la deuxième plus grande compagnie chimique du monde, opérant dans 168 pays et dont les revenus annuels dépassaient 24 milliards de dollars. À l’image de ses alliés, Monsanto et DuPont, Dow avait une réputation peu reluisante, quant à l’environnement et aux questions sanitaires" [...] "Dow était l’inventeur du fameux napalm utilisé contre les civils vietnamiens. Ce gel chimique, projeté sur les personnes, les brûlait par contact. L’infâme photo, prise en 1972, d’un enfant nu courant et agonisant, révéla au monde les effets du napalm. Le pdg de Dow de l’époque, Herbert D. Doan, décrivit le napalm comme « une bonne

arme pour sauver des vies... une arme stratégique essentielle pour la poursuite de notre tactique sans pertes américaines exorbitantes. »" [...] "Le quatrième cavalier du bataillon des OGM était le bâlois Syngenta, issu de la fusion en 2000 de la division agronomique de Novartis avec AstraZeneca, pour former un conglomérat agrochimique pesant 6,8 milliards de dollars. En 2005, il revendiquait au plan mondial le premier rang dans sa catégorie, le deuxième pour la production agrochimique et le troisième pour les semences. Bien que basés en Suisse, le président de Syngenta et beaucoup de ses directeurs provenaient de la firme britannique AstraZeneca, si bien que la société était plutôt contrôlée par des intérêts britanniques et gardait délibérément profil bas, pour éviter les controverses qui minaient ses rivales américaines. En 2004, Syngenta déplora être l’objet d’une attention médiatique quand Gottfried Glöckner, agriculteur allemand du nord de la Hesse, fournit la preuve que, depuis 1997, les cultures de maïs Syngenta Bt-176, prévues pour nourrir son bétail, étaient à l’origine de la disparition de son cheptel, détruisant sa production de lait et empoisonnant sa ferme." [...] "Agriculteur de formation universitaire, Glöckner déclara à un journaliste australien qu’il avait été choqué de découvrir que son cheptel émettait des fèces blanches et gluantes accompagnées de violentes diarrhées. Le lait contenait du sang, phénomène inouï dans le milieu des producteurs de lait. Certaines vaches arrêtèrent brutalement de produire du lait. Puis cinq veaux moururent, les uns après les autres, entre mai et août 2001, tous événements très alarmants. Finalement, Glöckner perdit 70 vaches de son troupeau. Syngenta rejeta toute responsabilité sur ces événements." [...]
"Il est remarquable que trois des quatre grands noms des OGM ne soient, pas seulement basés aux États-Unis, mais qu’ils aient également été pendant des décennies impliqués dans la fourniture d’armes chimiques au Pentagone, dont le napalm et l’Agent orange utilisés au Vietnam.

La manière dont les trois compagnies américaines avaient traité la santé publique avec leurs produits chimiques était peu rassurant. Pourtant, ces mêmes compagnies recevaient mandat de l’État, pour veiller à la santé et à la sécurité de la chai !ne alimentaire humaine, et ce par le contrôle exclusif qu’elles exerçaient sur les brevets d’ingénierie génétique des aliments de base de l’humanité."

[...] "En janvier 2006, The Independant, journal londonien de bonne réputation, publia dans un article intitulé : « Les enfants à nai !tre pourraient être menacés par les OGM », les résultats obtenus par le Dr Irina Erma-kova de l’Institut supérieur pour les Activités nerveuses et neurophysiologiques de l’Académie des Sciences russe. L’étude montrait qu’une proportion invraisemblable (55,6 %) de ratons, dont la mère avait été nourrie avec du soja OGM, mouraient au cours de leurs trois premières semaines de vie, à comparer aux 9 % pour ceux nourris avec du soja normal et 6,8 % pour ceux qui ne recevaient pas de soja." [...] "En septembre 2001, Epicyte, petite firme biotech de San Diego, tint une conférence de presse au cours de laquelle elle annonça avoir créé le dernier cri en termes de culture OGM : le maïs contraceptif. À cette fin, des anticorps avaient été prélevés sur des femmes souffrant d’infertilité immunitaire. Les gènes, qui régulent la production de ces anticorps, avaient été isolés et, en utilisant des techniques de génie génétique, insérés dans du maïs ordinaire. « Nous avons un silo plein de maïs producteur d’anti-corps anti-spermatique », se vanta Mitch Hein, président d’Epicyte. Cette annonce spectaculaire passa inaperçue des grands médias..." [...]
"Il suffit de peu pour imaginer l’impact du développement de maïs spermicide, dans une région, où cette céréale est la base alimentaire de la plupart de ses habitants.

Souvenons nous que le créateur de la compagnie Kellogg’s Corn Flakes (ndlr : corn = maïs) avait été, presqu’un siècle plus tôt, l’un des fondateurs de la Société eugéniste américaine avec John D. Rockefeller." [...] "Les gens de la Fondation Rockefeller étaient sérieux quand ils affirmaient vouloir résoudre le problème de la faim dans le monde, par le

moyen de la diffusion de semences et de cultures OGM. Leur méthode visait simplement à agir sur l’offre plutôt que sur la demande. Ils envisageaient de limiter l’offre d’êtres humains en agissant sur la reproduction elle-même. Pour ceux qui resteraient sceptiques sur ces intentions, il suffit de consulter les travaux initiaux de l’OMS au Mexique, au Nicaragua, aux Philippines et dans d’autres pays pauvres. C’est là, que la Fondation Rockefeller fut prise en flagrant délit. La Fondation avait tranquillement financé un programme de l’OMS pour la « santé de la reproduction », occasion pour elle de mettre au point un nouveau vaccin contre le tétanos. Les gens de la Fondation Rockefeller ne pouvaient prétendre ignorer la véritable nature du financement des recherches qu’ils menaient. Ils travaillaient avec des chercheurs de l’OMS depuis 1972, pour développer un nouveau vaccin à double détente au moment où la Fondation Rockefeller finançait des recherches dans d’autres domaines de la biotechnologie, parmi lesquels les cultures OGM 40. Au début des années quatre-vingt-dix, selon un rapport de l’Institut mondial de la Vaccination, l’OMS supervisa des campagnes de vaccination massives contre le tétanos au Nicaragua, au Mexique et aux Philippines. Le Comité Pro Vida du Mexique, organisation de laïcs catholiques, commença à suspecter des motifs cachés derrière le programme de l’OMS. Il décida de tester quelques doses vaccinales et y trouva de la gonadotrophine chorionique humaine (hCG), composant bizarre, pour un vaccin conçu pour protéger contre une infection transmise par des clous rouillés ou d’autres contacts avec certaines bactéries du sol. Ce qui était surtout bizarre, c’est que le hCG était une hormone naturelle nécessaire à la poursuite de la grossesse. Pourtant, combinée à des transporteurs de toxines du tétanos, elle stimulait la formation d’anticorps anti-hCG, ce qui rendait une femme incapable de mener sa grossesse à terme et provoquait une forme d’avortement déguisé. Des rapports analogues, concernant des vaccins associés à l’hormone hCG, provenaient également des Philippines et du Nicaragua.

L’OMS s’occupe de ta santé Le Comité Pro Vida confirma plusieurs autres faits curieux concernant le programme de vaccination de l’OMS.
Le vaccin contre le tétanos n’avait été inoculé qu’à des femmes de 15 à 45 ans. Il n’était pas proposé aux hommes ni aux enfants

. De plus, il était administré en trois injections à un mois d’intervalle, pour que la concentration d’hCG fût suffisante, même si une seule injection permettait de vacciner pour dix ans. La présence d’hCG apparaissait, à l’évidence, comme un contaminant du vaccin. Aucune des femmes, à qui il était inoculé, n’était avertie de ses propriétés contraceptives et l’OMS n’en avait aucunement l’intention. Pro Vida continua ses recherches et apprit que la Fondation Rockefeller, en collaboration avec le Conseil à la Population, la Banque mondiale, le programme de développement de l’ONU, la Fondation Ford et d’autres encore, travaillaient depuis vingt ans à un vaccin anticonceptionnel utilisant comme support de l’hormone hCG le vaccin contre le tétanos, aussi bien que d’autres vaccins. Parmi les autres impliqués dans le financement des recherches de l’OMS, figurait le All India Institute of Medical Sciences et plusieurs universités dont celle d’Helsinki et d’Uppsala, en Suède, ainsi que l’Université d’État de l’Ohio. La liste comprenait également le gouvernement américain, qui y participait par le biais de son Institut national pour la Santé infantile et le Développement humain, dépendant du l’Institut national pour la Santé (NIH). Cette agence gouvernementale américaine fournissait l’hormone hCG, pour certaines expériences de vaccination anticonceptionnelle. Dans un article du 11

juin 1988, intitulé « Des essais cliniques de vaccin anticonceptionnel réalisés par l’OMS », le très respecté journal britannique "The Lancet" confirmait les résultats du Comité Pro Vida du Mexique." [...]
"Le vaccin et le maïs anticonceptionnels visaient un but unique : la réduction drastique de la population mondiale

. Certains, spécialement dans les milieux ecclésiastiques, chez les organisations minoritaires américaines et dans d’autres pays, avaient le courage de parler à ce sujet de génocide, autrement dit d’une volonté politique d’élimination systématique de groupes entiers de population. C’était finalement une forme sophistiquée de ce que le Pentagone appelait la guerre biologique, promue au nom de la « résolution du problème de la faim dans le monde ». Les soutiens sans faille des gouvernements américain et britannique à la diffusion mondiale des semences OGM n’étaient que la mise en oeuvre d’une politique que la Fondation Rockefeller promouvait depuis les années trente, quand elle avait financé la recherche eugéniste nazie, c’est-à-dire la réduction à grande échelle de la population et le contrôle des races au teint foncé par l’élite blanche anglo-saxonne. Selon certaines personnalités issues de ces milieux, la guerre était coûteuse et peu efficace."
Si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupe de toi... Agir ? 1/ Faites circuler un lien vers ce document. 2/ Consommez bio, local, artisanal, afin de développer des producteurs respectueux de l’environnement et des consommateurs. 3/ Soutenez José Bové et aussi les semences paysannes Kokopelli, qui sont attaqués par les monopoles industriels. 4/ Rejoignez notre collectif, pour vous aussi faire votre devoir de citoyen, et aideznous à traduire nos textes dans toutes les langues européenne. 5/ Demandez des comptes à votre député. http://www.noslibertes.org/doc/mondialisation/OGMUnProjetEugeniste.pdf

Monday, June 08, 2009

OGM: "L'ARME" MALTHUSIENNE DES EUGENISTES...




James Watson, le découvreur de la structure en double hélice de l'ADN, a déclaré "si l'on peut faire de meilleurs humains en ajoutant des gènes, pourquoi ne devrions-nous pas le faire ?". Enfin, Francis Fukuyama, de l'Institut for Public Policy à l'Université Georges Mason, et auteur du livre la fin de l'Histoire", a déclaré : "La biotechnologie sera capable d'accomplir ce que les idéologies du passé n'ont pas réussi à faire : créer un nouveau type d'humain... dans deux générations, nous aurons définitivement terminé avec l'Histoire humaine, parce que nous aurons aboli les humains en tant que tel. Alors, une nouvelle histoire post-humaine commencera."


Malthus et la petite graine


Le 25 mai 2009 par Simon Guibert

source: http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1200

Tout commence le 14 février 1766 dans le Surrey, contrée de la verte Angleterre. Thomas Robert Malthus est la sixième graine plantée par son géniteur, chef d’une famille fortunée et éclairée. C’est un ami personnel de David Hume et l’un des correspondants de Jean-Jacques Rousseau… Le petit Malthus étudie à l’université de Cambridge où il obtient une chaire en 1793. Puis il devient pasteur anglican en 1797. Cultivé et religieux, donc. L’année suivante, il publie Essai sur le principe de population, qui connaît un immense succès et déclenche de nombreuses polémiques. Il prédit que la population augmente de façon exponentielle (1, 2, 4, 8, 16...) tandis que les ressources progressent arithmétiquement (1, 2, 3, 4, 5...). Il n’y aura jamais assez de grains pour tout ce monde. On cours à la catastrophe ! Pour éviter de grands malheurs, il propose de contrôler les naissances.

L’Europe vient de prendre conscience de la délicate équation planétaire qui associe populations et ressources. Après la mort de Malthus en 1834, son Essai sur le principe de population qu’il avait réédité et retravaillé à de nombreuses reprises devint la bible d’un premier courant de pensée qui nous intéresse particulièrement. Le « malthusianisme » du XIXe siècle, entre les mains d’un groupe puissant, répandit l’idée que la reproduction des classes les plus favorisées n’était pas un problème, contrairement à celle des classes pauvres et des indigents. Fallait-il stériliser les masses laborieuses de la révolution industrielle ?

Par la suite, les choses évoluèrent et la petite graine tant questionnée par Malthus un siècle plus tôt trouva d’autres jardiniers pour se pencher sur sa croissance. A la fin du XIX° siècle, quelques esprits libertaires s’éprirent de « néo-malthusianisme ». C’était pour eux le meilleur moyen de ne pas fournir la chair à canon des conflits qui s’annonçaient. C’était également le moyen de réfléchir le corps et la dignité des classes laborieuses et de revendiquer, pour les femmes, le droit à l’avortement.

Durant tout le XX° siècle, on a entrevu des malthusiens ici et ailleurs, d’une obédience ou d’une autre. Et, pendant ce temps, l’équation planétaire populations / ressources mise en lumière par Malthus prenait une acuité toute particulière. Ni le « Péril jaune » ni la « bombe démographique » que nous prédisaient les démographes de la seconde moitié du XX° siècle n’ont finalement bouleversé la population mondiale. Aujourd’hui, les analystes avancent que le nombre de terriens continuera certes d’augmenter pour atteindre environ 9 milliards en 2050. Mais, à partir de la seconde moitié du siècle, elle amorcera une décrue spectaculaire. En fait, un nouveau phénomène dont nous allons beaucoup entendre parler est déjà à l’œuvre dans plusieurs pays : la dépopulation. Ce phénomène va modifier de fond en comble le monde dans lequel nous vivons, depuis la taille et la puissance des nations jusqu’aux facteurs de croissance économique, en passant par notre qualité de vie. C’est ainsi que la discrimination sociale par le contrôle des naissances a perdu son sens ontologique. Une partie de l’équation de Malthus rencontre une solution mais quid de l’accroissement des ressources ? La Terre pourra-t-elle nourrir neuf milliards d’êtres humains ?

Aujourd’hui, la nourriture est un marché. L’Organisation des Nations Unies, avec la Food and Agricultural Organization, la FAO et surtout le Programme Alimentaire Mondial (PAM) est un acteur du marché. L’alimentation de l’Humanité est un enjeu planétaire, comme le contrôle des naissances, l’eau ou l’énergie. L’historien Emmanuel Le Roy Ladurie faisait récemment remarquer que les difficultés d’approvisionnement, les disettes, la cherté des denrées de première nécessité, et pour finir, les crises alimentaires, accompagnent les situations prérévolutionnaires. En d’autres termes, quand les peuples ont faim, les gouvernements sautent. On comprend pourquoi n’y a pas grand monde pour appeler la Révolution de ses vœux. C’est pour cela que l’on nourrit les indigents. Et, de là à penser que l’on nourrit les bouches affamées parce qu’elles sont potentiellement dangereuses, il n’y a qu’un pas…

On connaissait les crises alimentaires conséquences des catastrophes climatiques, des guerres et des tensions politiques. Voici la crise alimentaire globalisée, en proie aux marchés et à une violente déréglementation voulue par l’Organisation Mondiale du Commerce. Voici le temps de l’agriculture sans agriculteurs, comme en Argentine où les paysans et les sociétés rurales du cône sud ont été repoussées aux marges pampéennes, loin de leurs terres. Le soja transgénique a tout envahi. Des lots de milliers d’hectares sont proposés, le temps d’une récolte, sur les grandes places boursières du monde. On achète pour six mois cette terre et sa production comme un produit financier. On spécule sur la nourriture du monde. Voici le temps ou les fruits et les légumes qui poussent hors-sol sont disponibles en toute saison. Voici le temps ou la Corée se propose d’acheter un million cinq cent milles hectares à Madagascar pour assurer ses approvisionnements en riz. Le temps où l’on prévoit qu’en 2048, les pêcheurs ne remonteront plus que des méduses du fond des mers dévastées par une surpêche chronique … Voici l’impérieux moment où nous devons résoudre la seconde partie de l’équation de Malthus : la question des ressources. De la crise alimentaire que nous vivons devra sortir la réponse à deux questions qui engagent l’avenir de l’Humanité : comment nourrir les 9 milliards que nous seront en 2050 et avec quelle qualité, quel type de nourriture ? Encore les graines…

La suite est l’histoire de ce que nous mangeons, de la discrimination dont sont victimes ceux qui ne mangent pas et de la bêtise de ceux qui mangent trop. Ainsi, le professeur John Peterson Myers, chercheur en sciences pour la santé environnementale, présente les choses de la manière suivante lorsqu’il s’exprime en public : « Si vous pensez à votre famille et à vos amis proches, combien d’entre eux ont été directement ou indirectement atteint d’un cancer ? Levez la main… Atteint d’un diabète ?... Des parents ou des amis stériles ?... Maintenant, j’aimerais que tous ceux qui ont levé la main au moins une fois lèvent la main de nouveau. » Les trois quarts du public ont la main en l’air. « Regardez autour de vous, vous verrez qu’un pourcentage important de gens qui habitent notre planète est atteint d’une maladie que la science croit liée aux facteurs environnementaux. Un scientifique américain a constaté le printemps dernier que la nouvelle génération d’enfants est la première de l’histoire moderne à être en moins bonne santé que ses parents ! » Les populations des pays riches ont des problèmes de fertilité à cause de la qualité dégradée de leur alimentation : les malthusiens qui prônaient la stérilisation des pauvres doivent se retourner dans leurs tombes !

La première « révolution verte », celle de l’après Seconde Guerre mondiale, était dirigé par le secteur public. Les institutions publiques et les gouvernements contrôlaient la recherche, le développement agricole et les politiques agraires. La seconde « révolution verte », celle des biotechnologies et des Organismes Génétiquement Modifiés, est dirigée par une firme privée américaine : Monsanto. Premier semencier du monde, premier fournisseur de graines… La première « révolution verte » était bâtie sur l’utilisation massive de produits chimiques et d’équipements motorisés, mais son objectif ultime était tout de même de fournir plus de nourriture et d’assurer la sécurité alimentaire de la planète. Aujourd’hui, le bilan est là. Pour paraphraser Winston Churchill : « Il est fini le temps des promesses douteuses et des négociations stériles, voici venu le temps des conséquences ». Les sols appauvris, les pollutions massives, la qualité des aliments produits qui s’effondre et, pour finir, de nombreux problèmes de santé dans les populations. Et que dire des agriculteurs, maraîchers et autres viticulteurs atteints de leucémies, de leurs enfants souffrant de malformations congénitales après des années d’exposition familiale aux produits phytosanitaires utilisés massivement ?

La seconde « révolution verte » est dirigée par Monsanto, le roi de la graine. La seconde « révolution verte » n’a rien à voir avec la sécurité alimentaire. Encore moins avec la souveraineté alimentaire des Etats. Son but ultime est de contrôler le vivant à travers une série de brevets. Les OGM sont un moyen de privatiser la nourriture de l’Humanité et Monsanto est en position de quasi-monopole. « Nous vous possédons, nous possédons tous ceux qui achètent nos produits », déclarait un représentant de Monsanto, lors du procès que la firme intentait à un paysan américain qui refusait payer les royalties de semences qui lui avait été imposées.

Les OGM de Monsanto sont présents dans le monde entier grâce à une politique commerciale particulièrement agressive incluant la corruption de gouvernement (en Indonésie) ou de commission scientifique (au Canada), la falsification de documents (dans le magazine Science) ou l’empoisonnement de population, comme à Anniston, au Texas. Autant de comportements et de méthodes qui rappellent étrangement les politiques coloniales. Ainsi le brevetage du vivant serait une autre forme de colonisation. Selon la physicienne indienne Vandana Shiva, interrogée par Marie-Monique Robin, le brevetage du vivant est dans la continuité de la première colonisation. Le mot « patente » qui signifie « brevet » en anglais, en espagnol ou en allemand, vient de l’époque de la conquête. C’était par une « lettre patente » (du latin patens, ouvert, évident) portant le sceau des souverains d’Europe, que ceux-ci accordaient un droit exclusif à des gens d’armes pour qu’ils conquièrent des terres étrangères en leur nom. Au moment où l’Europe colonisait le monde, les « patentes » visaient une conquête territoriale, tandis que les brevets d’aujourd’hui visent une conquête économique à travers l’appropriation des organismes vivants par les nouveaux souverains que sont les multinationales comme Monsanto. Les brevets d’hier et d’aujourd’hui reposent sur un déni de la vie qui préexistait avant l’arrivée du colonisateur. Lorsque les Européens ont colonisé l’Amérique, les terres du Nouveau Monde ont été déclarées terra nulius, littéralement « terres vides », sous entendu « vides de nous, les colonisateurs ». De la même manière, le brevetage du vivant est fondé sur une hypothèse de « vie vide », car tant que les organismes vivants n’ont pas été modifiés génétiquement en laboratoire, ils n’ont pas de valeur. C’est un déni du travail et du savoir-faire de millions de personnes qui ont entretenu la biodiversité de la vie depuis des millénaires et qui, de surcroît, en vivent.

Ainsi, pour en arriver à ce stade, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, on a sélectionné, irradié, défolié, bombardé les graines et les semences afin qu’elles donnent toujours plus. Mais plus de quoi ? Plus de nourriture ou plus de cancers et de diabètes ? En février 2009, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments a rendu un avis favorable à l’introduction du maïs génétiquement modifié pour résister aux insecticides. Les tests ont concerné une génération de rats alors qu’il est avéré que les problèmes de santé induits par les OGM apparaissent après consommation par plusieurs générations…

L’essayiste Naomi Klein me confiait récemment lors d’une interview que ce n’est pas la première fois que nous assistons à ce type de comportement de domination commerciale. Il y a déjà eu de nombreux exemples, et c’est à cela qu’elle fait référence en parlant de « doctrine du choc ». De manière quasiment systématique, au cœur des crises contemporaines, qu’elles soient financières, pétrolières, ou encore alimentaires, et même dans le cas des catastrophes naturelles, on se retrouve face au programme des néo-libéraux. Ce n’est pas un secret, ce n’est pas un complot : il y a une certaine vision du monde prônée par les grandes institutions comme l’Organisation Mondiale du Commerce, ou le Fond Monétaire International. Mais ce modèle n’a pas réussi partout, il y a encore des résistances, des politiques à travers le monde qui ne s’y plient pas, et du coup, ce qui se passe en temps de crise est perçu par ces institutions comme une formidable opportunité d’imposer leur vision néo-libérales du monde. Les vieilles recettes ressurgissent, et en étant simplement reformatées, elles sont proposées comme étant soudainement les réponses à la crise, comme étant les « solutions » à la crise.

Si l’on reprend le problème de la crise alimentaire, du point de vue des attentes néo-libérales, on sait quelles politiques n’ont pas totalement fonctionné. L’une d’entre elles, qui vise tous les pays du monde, est la campagne pour autoriser la modification génétique des aliments. Il y a des pays dans lesquels, à la suite d’une forte mobilisation des agriculteurs, des associations écologiques ont réussi à faire passer des lois pour bloquer l’importation de semences génétiquement modifiées. Cela a créé une très grande frustration chez les grandes firmes agro-alimentaires. Il y a également des pays en voie de développement qui refusent de retirer totalement les moyens de protection qu’ils accordent à leurs industries agricoles nationales, en particulier parce que l’Europe et les Etats-unis continuent à subventionner leurs exportations. Ces protections publiques des agricultures nationales forment LE principal obstacle à la progression des politiques néo-libérales. C’est le grand point de frictions entre les pays africains, l’Inde et les Etats-Unis suivis par l’Europe. Depuis l’échec des négociations de Seattle, lors du sommet de l’OMC, c’est devenu LE problème majeur des néo-libéraux.

Aujourd’hui, dans le contexte actuel de crise alimentaire mondiale, de famine, de panique dû à cette crise, on assiste à un nouvel assaut néo-libéral. Une nouvelle pression de la part des grandes firmes du business agro-alimentaire américain et européen qui tentent d’éliminer les aides indispensables et élémentaires mises en place par certains Etats pour préserver leur souveraineté alimentaire. A la faveur de la crise alimentaire, le FMI, la Banque Mondiale et d’autres institutions internationales exercent de très fortes pressions afin que les Etats qui ont un besoin vital de capitaux lèvent les restrictions concernant l’importation d’OGM, les barrières qui protègent leur agriculture nationale, pour qu’ils libéralisent leurs économies. La complicité des institutions internationales avec cet état de fait a poussé de nombreux gouvernements d’Afrique et d’Amérique Latine a lancer un appel pour défendre le droit à la souveraineté alimentaire qui est réellement menacée. Cet appel revendique l’idée que la nourriture est un droit humain et non une marchandise que l’on peut traiter comme un bien de consommation. En effet, considérer la nourriture comme un simple bien est extrêmement dangereux.

L’une des ripostes au néo-libéralisme à été de relancer le débat sur le droit à la nourriture ; qu’elle ne soit pas considérée comme un produit commercial, mais envisagée comme un droit essentiel de l’Humanité. Les institutions internationales, les Nations Unies, n’ont pas défendu ce droit aussi ardemment qu’elles auraient dû le faire, elles n’ont pas pris la responsabilité qui est la leur, car la nourriture est inscrite en tant que droit fondamental dans la déclaration des Droits de l’Homme des Nations Unies.

La nourriture est en train de devenir un bien de plus en plus précieux, donc une industrie d’autant plus lucrative. Aujourd’hui, les choix politiques des gouvernements occidentaux sont clairs et les populations semblent sous le choc. Cependant, les quelques déclarations d’intentions et la couche de peinture verte passée à la hâte sur la cupidité des grands industriels de l’agro-alimentaire peuvent pousser les populations vers une pensée plus radicale. Une pensée qui amènerait à la possibilité de quitter le modèle agricole actuel. Dans un environnement de changement climatique, de raréfaction de l’eau et de crise, les grands semenciers ont une opportunité formidable d’étendre leur pouvoir sur le monde au détriment d’une nourriture de qualité, de l’environnement et du droit inaliénable de l’Humanité que représente l’accès aux ressources alimentaires. Allons-nous laisser faire ?

PILLAGE DE l'OR AU MALI


La mafia fait main basse sur les mines d’or du Mali

par Omar Le Mollah

source: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9231

6 juin 2008

Les mégaprojets miniers de Merrex au Mali

Les 690 milliards CFA, versés au Trésor public par les multinationales et après neuf ans d’exploitation des quatre mines industrielles du Mali, ne représentent que 30 % seulement de la valeur des exportations d’or.

Selon le rapport d’enquête de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), c’est l’équivalent des dépenses du gouvernement dans les domaines de la Santé et de l’Education pour deux ans. C’est aussi la valeur de l’or de la seule mine de Sadiola, commercialisé entre 1997 et 2002 (614,8 milliards CFA).

Plus grave, les données publiées par les compagnies minières diffèrent, largement, des chiffres officiels.

Autre indice : à en croire le rapport d’enquête de la FIDH, les coûts de production de l’or malien sont les plus bas d’Afrique. Un exemple : pour extraire une tonne de minerai les multinationales dépensent 1,27 dollars. Pour la traiter, elles dépensent 7,28 dollars, auxquels s’ajoutent les coûts administratifs : 3,75 dollars par tonne et les taxes et redevances estimées à 23,8 dollars par once d’or. Au total, le coût opérationnel d’une tonne d’or au Mali est de 95 dollars l’once.

Avec un cours de l’or, toujours en hausse, et des coûts de production maintenus à un faible niveau, les bénéfices réalisés, par les multinationales, sur l’or malien ne cessent de croître : 108 dollars sur l’once d’or en 2003 ; 230 dollars sur l’once en 2004 et 245 dollars sur l’once en 2005.

Alors question : à qui profite l’or du Mali ?

L’Etat malien et la portion congrue

Le conflit qui a opposé, durant deux ans, l’administration fiscale malienne aux compagnies minières, témoigne des difficultés du gouvernement malien à défendre ses intérêts, face à la machine corruptrice des multinationales.

Selon un audit publié en décembre 2003, les mines de Sadiola et de Yatela devraient, à l’Etat malien, environ 15,6 millions de dollars, au titre des taxes sur les bénéfices impayées et les pénalités afférentes entre 2000 et 2002.

Mais les directions de ces mines ont discuté avec les conseils fiscaux et ont conclu que toutes les taxes avaient été payées. Curieusement. Et, pire, que le rapport d’audit était sans fondement.

En fin de compte, l’Etat malien n’obtient qu’un tiers des sommes dûes par ces compagnies minières : 5,2 millions de dollars, alors qu’elles devaient au trésor public la bagatelle de 15,6 millions de dollars.

Pour que l’or brille pour tous les maliens, une seule solution : renégocier les contrats avec les multinationales, après un nouvel audit de toutes les mines industrielles.

Prévue, il a cinq ans, la signature des contrats d’audit est, sans cesse, reportée. Pourquoi ? Seul Abou –Bakar Traoré, Ministre des Finances, peut y répondre.

Les compagnies minières, prises en flagrant délice de … vol

Qu’elles soient sud –africaines, canadiennes, suisses ou anglo –saxonnes… les sociétés minières décrochent, pour une bouchée de pain, d’importantes concessions. Sous prétexte, qu’elles sont les seules à pouvoir installer les infrastructures, permettant l’extraction du métal jaune malien, à l’échelle industrielle.

Elles s’accaparent de superficies de terres, dépassant, parfois, celles autorisées par leurs contrats, sur lesquelles elles érigent des forteresses impénétrables, dirigées par des sud–africains, qui imposent leurs conditions de travail à la main d’œuvre locale.

Mais de ces millions de dollars, extraits chaque mois de notre sous –sol, le Trésor public ne perçoit que des broutilles, dont l’Etat malien se contente. Curieusement.

Alors question : l’or, une malédiction pour le Mali ? Enquête.

Des villages disséminés dans la brousse, des champs de mil et de coton, abandonnés aux maigres troupeaux de bœufs, de moutons et de chèvres…

La vie est loin d’être rose pour les paysans et éleveurs de la localité de Bougouni.

Et pourtant, c’est ici qu’a été inaugurée, le 15 février 2001, l’usine d’exploitation de la mine d’or de Morila. Avec une réserve, estimée à plusieurs centaines de tonnes, ce site minier est réputé, comme le plus prometteur des mines répertoriées dans le Kénédougou.

C’est la compagnie sud –africaine, Anglogold qui l’exploite. Avec un rendement moyen de 19 tonnes d’or par an.

Si la gestion de cette mine est réputée rigoureuse, avec parfois des méthodes dignes, du régime de l’apartheid, les responsables d’Anglogold accordent peu d’intérêt à la protection de l’environnement.

Depuis sept ans, l’ONG « Guamina » tente d’alerter les pouvoirs publics sur les risques encourus par les populations. En vain !

Pour museler les populations, au bord de la révolte, la direction d’Anglogold a électrifié certains villages, installé un réseau d’adduction d’eau et fait construire quelques salles de classe pour pouvoir scolariser les enfants sur place.

Geste de solidarité ou rachat du silence des populations locales ?

Une certitude : selon les études menées sur le terrain par l’ONG « Guamina », les eaux souterraines de Morila sont contaminées par le cyanure. La flore, aussi.

Contrats flous, manque de transparence.

Mais, à côté de la mine industrielle, même les éleveurs ont appris, à leurs dépens, à se méfier du « gaz qui tue ». « Il y a eu, il y a quelques années, un écoulement. Une demi–douzaine de bœufs ont péri », raconte un éleveur de Morila.

Avant de formuler un souhait : celui de voir les autorités maliennes ouvrir une enquête, sur l’impact de l’usine de Morila sur leur environnement.

Face au mirage des milliards, générés par le métal jaune, de nombreux problèmes liés à l’exploitation de l’or, par les sociétés minières, demeurent : destruction de la flore et de la faune, fragilisation des sols, dispersion du cyanure dans la nature, contamination des hommes et des animaux.

Après inspection de la mine de Sadiola, l’ONG « Guamina » est parvenue à la même conclusion à Morila : la contamination des eux souterraines par le cyanure.

La ruée des sociétés minières vers l’or malien s’explique par la politique d’attraction, initiée par le gouvernement malien. C’était dans les années 1990.

Des multinationales, comme Anglogold, Rangold, Iamgold, Nevsun Resources, African Metals Corps…s’arrachent des concessions pour l’exploitation de l’or malien.

Mais le manque de transparence, dans l’établissement des contrats, le non –respect du code minier par les multinationales, et les conditions réelles d’exploitation du sous –sol malien rendent difficile le contrôle de ces compagnies minières. Selon une source proche de la Direction Nationale de la Géologie et des Mines, l’Etat malien exerce un contrôle lointain sur les multinationales : « Ce sont elles qui exploitent et qui commercialisent l’or du Mali » explique t –il.

Conditions de travail, dignes du régime de l’apartheid

Aux contrats flous, s’ajoutent les compagnies minières fantômes, qui siphonent de l’or malien. C’est le cas de la multinationale AXMIN, prospectant, non loin de Sadiola, à la frontière avec le Sénégal.

Dirigée par un suisse, jean –Claude Gandur, la Compagnie a obtenu quatre concessions d’exploitation dans la zone de Kofi (règion ouest du Mali). Avec des intérêts qui donnent froid dans le dos.

Bref, l’or du Mali profite, largement, aux multinationales qui décrochent, pour une bouchée de pain, d’importantes concessions. Sous prétexte, qu’elles sont les seules à pouvoir installer les infrastructures, permettant l’extraction de l’or à l’échelle industrielle.

Les usines de traitement du minerai s’accaparent de superficies de terres, dépassant celles autorisées par leurs contrats, sur lesquelles elles érigent des forteresses impénétrables, dirigées par des sud –africains, qui imposent leurs conditions de travail à la main d’œuvre locale.

Certaines multinationales ont, parfois, recours à des méthodes de travail dignes du régime de l’apartheid. Comme l’a démontré, Camille Vitry, dans son film intitulé : « le prix de l’or », présenté au forum des peuples, tenu à Kita.

Le second dégât, causé à notre pays, par les multinationales, est d’ordre financier.

En neuf ans d’exploitation de nos mines, c'est-à-dire entre 1997 et 2005, les quatre mines industrielles du Mali n’ont rapporté que 690 milliards CFA à l’économie malienne. Soit, 76 milliards CFA par an.

L’Or du Mali, pillé par les multinationales

De ce pactole, l’Etat malien n’a touché que 49,4 %, l’équivalent de 341,7 milliards CFA. Le reste, c'est-à-dire 294 milliards CFA (42,6 %) est reparti entre les fournisseurs : carburant, matériel de bureau, lubrifiants etc…

S’y ajoute la part des salariés qui, durant ces neuf années, n’ont touché que 45 milliards CFA. Soit 6,5 % seulement de la rente minière. Quant aux populations locales, premières victimes du cyanure, elles n’ont bénéficié que de 9,2 milliards CFA. L’équivalent de 1,3 % de la rente minière.

Selon le rapport d’enquête de la Fédération Internationale des Droits de l’homme (FIDH), l’or malien profite, seulement, aux multinationales.

« Le Mali a offert aux investisseurs internationaux un environnement propice à leur enrichissement, mais qui ne garantit, ni le respect des droits fondamentaux, ni l’amélioration, à long terme, des conditions de vie de la population », précise le rapport de la FIDH. Car, dit –elle, les multinationales maximisent leur profit, avec la complicité d’un Etat, qui ne peut ou ne veut contrôler leurs activités. Un Etat qui, toujours selon le rapport d’enquête de la FIDH, ne peut obliger les sociétés minières à respecter leurs obligations, en matière de droits de l’Homme et de protection de l’environnement. Et le rapport d’enquête de la FIDH de conclure : « le Mali, pauvre d’entre les pauvres d’Afrique Sub–saharienne, a offert aux investisseurs internationaux un environnement propice à leur enrichissement, avec des coûts d’exploitation parmi les plus bas du monde, au détriment du sien », nous y reviendrons, dans nos prochaines éditions.

Le mal frôle la gangrène

Notre pays a mal partout. A son administration, gangrenée par la corruption et le népotisme. A ses finances publiques, saignées à blanc, par les « saigneurs de la Rue publique », qui semblent bénéficier d’une immunité à vie.

A sa justice, « indépendante de tout, sauf de l’argent sale », selon la formule, désormais, célèbre de Me Fanta Sylla, ex –Garde des « Sôts ».

A son école, au sein de laquelle, Enseignants, Elèves et Etudiants sont victimes des NST : les notes sexuellement transmissibles.

Le Mali a mal à ses cadres, dont la devise est, désormais, « bouffe et tais –toi ». A ses Ministres, plus soucieux de leur toilette, que de la misère du peuple.

En un mot comme en cent, le Mali a mal partout. Pire, le mal frôle la gangrène. Partout le même constat, l’amer constat : les maliens se croient, aujourd’hui, sans avenir.

Or, être sans avenir, c’est mourir un peu. C’est mourir tout court.

Le hic qui fait tic, c’est que rien n’est entrepris, par les princes qui nous gouvernent, pour désamorcer la colère de nos populations. Le réveil risque d’être brutal. Très brutal. A bon entendeur…

Le Mollah Omar

Voir aussi:

"l'or negre" et voir le documentaire " le prix de l'or" de Camille de Vitry

"L’Or africain : Pillages, trafics & commerce international" de Gilles Labarthe

VATICAN HIJACKED BY GM LOBBY


GM hijacks Vatican in unholy alliance

John Vidal

20 May 2009

source: http://www.guardian.co.uk/environment/blog/2009/may/19/vatican-gm-foods

Bishop Marcelo Sanchez Sorondo is the chancellor of the Vatican's Pontifical Academy of Sciences, the official voice of Catholic science. Alas, he appears to have no idea how far his organisation has been hijacked by the genetic modification (GM) companies and their chums. This week, the academy is hosting a "week of study" about food, and Sorondo says the intention has been to gather "an objective" group of experts. Ho-hum. Of the 40 people invited, all are well-known GM enthusiasts, claims Spinwatch, an independent organisation that "monitors the role of public relations and spin in contemporary society". One of the participants, Eric Sachs, is a Monsanto employee; another, Robert Paarlberg, is an adviser to Monsanto's CEO; and several others work for companies heavily backed by Monsanto. So who could have invited this esteemed group to Rome? It seems the organisation was left to Ingo Potrykus, developer of GM "Golden Rice". This is the man who accused opponents of GM of "crimes against humanity"...

GMO WILL CREATE MORE HUNGER & FAMINE, says priest


National Catholic Reporter

06 June 2009

While the Pontifical Academy for Sciences discussed the pros of genetically modified organisms on Monday, Columban Missionary Fr. Sean McDonagh was across Rome making the case for the "con" point of view. McDonagh organized a small demonstration near the Piazza del Popolo, which was joined by a few left-of-center political movements in Italy. A large banner read, "No to GMOs, yes to food security," and a smaller sign addressed the Vatican gathering: "Pontifical Academy of Sciences, do not ally with those who, promoting GMOs, contribute to hunger in the world. Listen to the words of the Holy Father!" A well-known writer on environmental themes, McDonagh is a veteran Irish missionary who spent more than 20 years in the Philippines. He's an outspoken critic of GMOs; in 2003, he published Patenting Life? Stop! Is Corporate Greed Forcing us to Eat Genetically Engineered Food? McDonagh spoke to NCR on the margins of the demonstration.

Q: Promoters of GMOs bill them as a strategy for combating hunger. Why do you claim the exact opposite?

At the moment, almost all GMOs (canola, Bt corn, soy) are actually animal feeds. You're getting more of a meat dimension in the diets of people all over the world. It's estimated that with a traditional Asian diet, including a little bit of meat, we could support about eight to nine billion people on the planet. But if we go down the European route of eating a lot of meat, we'll able to support maybe one and one-half to two billion. In other words, the direction GMOs take us is going to create famine and hunger in many parts of the world. That's number one.

Number two is because all genetically modified seeds are now patented, you're giving enormous control to a handful of corporations over the seeds of the staple crops of the world. It started with rice, then corn, now they're looking to wheat and potatoes. This should be totally unacceptable to anyone. Forget about the science of whether they're safe or not. To give six Western corporations, in the United States and Europe, control over the seeds of the world is outrageous.

I have a particular problem with patenting living organisms. It entered our human reality through a decision of the U. S. Supreme Court in 1980, with Diamond v. Chakrabarty. It was never discussed in any parliament of the world. This extraordinary control, I would even call it domination, has been given to corporations. This, by the way, comes at the same time that these same people are promoting 'free trade.' The levels of mischievousness and deceit involved are actually gargantuan. If free trade is good, why shouldn't sharing knowledge freely be good?

I come at it from the perspective of a missionary. I lived in the Philippines for 25 years, and I saw the mixed results, even of the Green Revolution, on the poor. GMOs will only exacerbate that, because not only will you have to buy your seeds, but you also have to buy the glyphosate, which is the Ready Roundup (a herbicide manufactured by Monsanto designed for use with genetically modified crops.) You're getting crops now with multiple traits genetically engineered into them. There may be all kinds of problems with human health and the environment, but even if there weren't, you might not want these traits.

What about claims of dramatically improved yields?

The point of the recent "Failure to Yield" report from the Union of Concerned Scientists is that the increase in yield in crops over the last 25 to 30 years has come from conventional breeding. It has nothing to do with GMOs at all, or very little. This report was just published two weeks ago. I would consider it a very objective study. It looks at soy, at corn, at canola, and so on. There's no increase in yields at all, which there was in the Green Revolution, so it's quite different.

My main concern, however, is giving this control to corporations. For example, 60 percent of lettuce in the United States is now controlled by Monsanto. This is frightening. In the 19th century, all kinds of securities and exchanges agencies were created to move in on monopolies. Of course, those were monopolies on things like telephones. Now they want to build a monopoly on food. That, mind you, is precisely what they're after.

Feeding the world is about distributing food to those who need it, or distributing land so that people can grow their own food. I always give the example of Brazil. It's now the fourth largest exporter of food in the world, mainly animal feeds for Europe and America, and yet 35 to 36 million people go to bed hungry there every night.

Even if GMOs did increase the yield, is that extra food going to go to the people who need it? The reality is it won't, because Monsanto is not the St. Vincent DePaul Society. They're out there to make a big profit. They want to get monopoly control, and they make no bones about that.

All the experts at Catholic development agencies have taken the position that this is not the way to address food security, and that there's no magic bullet for hunger. What's needed is land reform, financial aid to small-scale farmers, markets where they can get value so they're not caught by the middle man. I've spent 40 years at this sort of work, and I know that's the way forward.

We also need to promote diversity in the diet. This is the whole problem with the supposed "golden rice." Why should you say to poor people that they have to eat rice three times a day? Why not a little bit of vegetables, so they'd get all the vitamin A they need? To me, it's extraordinary that $100 million has been spent on golden rice, when you could make a lot of vegetable seeds available in developing countries for that kind of money.

What about the safety question?

The answer is, we don't know. That's the bottom line. Studies done, for example, by Arpad Pusztai in 1999 on Bt corn, or on Bt potatoes that were fed to rats, found problems with their inner organs and also problems with their brain. Being a good scientist, he did not say, 'Now we should reject the technology.' He said we should look to see where the problem might be. He wanted to see if the problem was in the gene itself, because you're brining to the target organism a gene that normally the immune system of the target organism would attack. That's what your immune system does. He was ready to go into the various dimensions of that question - for example, is it the promoter? That is, the virus or bacteria that's actually used to bring genetic material across to another organism. What happened, of course, is history. He was fired from the Rowett Institute in Scotland. He was accused of being a bad scientist. They said he would never get his research published in The Lancet, which he actually did. All he was basically saying is that this technology creates problems and we need to look at them.

The problem with regulatory agencies at the moment is that they're much too tied to political and economic interests. The United States is a very good example. It's amazing just how hard wired Monsanto is to the Environmental Protection Agency and to the Food and Drug Administration. There's a real problem there, as a researcher showed with the Bt potato. When he went to the FDA, they said, we deal with potatoes but not the GM kind, that's over at the EPA. When he went to the EPA, they said, we don't deal with foodstuff, we deal with chemicals. Between them, they couldn't figure out which one was responsible for allowing this to be brought onto the market.

The real problem is that all the research on these genetically modified organisms is done by the corporations, who then stand to gain trillions of dollars. Biotech is one of the few industries that has not taken a dip in the current economic crisis, for the very simple reason that you have to eat every day. There's almost no independent verification. A Russian scientist named Ermakova has studied Bt soy, and found something similar to what Pusztai found with potatoes. I believe it's incumbent upon government to do public science and to protect the common good of ordinary citizens.

We are now all guinea pigs. We don't know what the impact will be, and it may be two or three generations before we find out. Don't forget, with ozone-layer-destroying CFCs it was 60 years before we knew they were harmful. They were considered to be the wonder chemical, non-toxic and so on ... you couldn't get any better. It was one man, British scientist Joe Farman, who actually found out by land research in Antarctica that they were doing irreparable damage to the ozone.

It's the same thing with impact on the environment: We don't know. But we do know that if you bring GMOs into a country like the Philippines, where we don't have any idea how many species are really there, now you're playing Russian roulette.

What other justice concerns do you have with GMOs?

I have a particular concern if they introduce, which they're threatening to do, this terminator gene, a plant whose seeds are genetically blocked from reproducing. I believe that's a huge moral issue. You're creating something that will not germinate on a second planting. I can't think of anything that's so ... I hate the word 'evil,' but certainly morally wrong. It's incredible that someone would create an organism that is deliberately sterile, particularly in the area of food. Food is a gift to all us, and obviously necessary for human life.

Companies argue that if they can't protect their investment somehow, there's no incentive to do research and to develop better products.

The evidence shows the opposite. If you look at the history of patents, most countries, including the United States, stole patents from other countries until they got their own economic and technological processes up and going. A Korean economist at Cambridge has done a very good study on that, and he calls it "kicking away the ladder." You're asking these so-called developing countries to follow these patent laws, but let's have a look at whether any of you actually followed it - beginning with post-Tudor Britain, right up to the United States, or more recent Japan and Korea.

Patents are for watches, not food. Patents always have to consider the trade off between the individual and the common good. Food, water and air should not be under a regime of patents, because we all need them. If you don't have air for five minutes you're dead, if you don't have water for five days you're dead, and if you don't have food for 60 days you're dead. For Christians, this is the first request in the Our Father: 'Give us this day our daily bread.' It's a huge issue, and I think patents are completely morally out of place. Churches, especially the Catholic church, that claim to be pro-life should have a serious moral critique of this arrogance.

It's also stealing, because what did they patent? They patented one small dimension of iot. What about the farmers in the Philippines for the last 5,000 years who created all the other traits? What about the farmers down on the altiplano in Peru who created 5,000 varieties of potatoes? Are they going to be compensated? I think governments should set up processes to say, okay, this is the money you've spent, this is the value to society as we see it, and therefore you should get 'x' amount of money. Ownership, however, is something completely different.

Here's another dimension of the injustice. The northern world, the United States and Europe, is poor biologically. Ireland, for example, has ten species of trees. Where I worked in the Philippines, I got money from the Australian government to do a study in a local forest. In a single hectare, you could get up to 130 species of trees. There are 5,000 species total in that forest. The south is rich biologically but poor financially. Northern countries are using trade agreements to go down to the south, take advantage of its diversity, change slight little bits of it, and then bring it back to patent it. It's exploitation of the worst order. It makes Magellan, Cromwell, and the Pizarro brothers look like dime-store operators.

Do you believe the Pontifical Academy for Sciences is being exploited?

It is. This is the Pontifical Academy for Sciences, so let's start with the 'pontifical' part. It's a Catholic organization. Who are the church's real experts in this area? I would say people like myself. I would say particularly the aid and development agencies, such as Misereor, Cafod, and Caritas. ... They thought so little of this expertise in the Catholic church that they didn't invite a single person from any one of those agencies.

Further, anyone who ever claims to be a scientist should hear the other side. That goes back to Plato. What are they afraid of? Why didn't they set up a decent colloquium over there? Also, why don't they take into account numerous independent studies in the last three years which have concluded that the way to food security is not through GM crops? Why just discard all that? There's a very recent study from Africa on the yields from organic farming, saying this is the kind of thing we should be promoting. I would consider this gathering grossly incompetent.

Why do you believe they're doing it this way?

They want to get rid of the very minimal regulations that we have at the moment. They said it in the introduction to the study week, and every one of them says it in his abstract. That's their goal. Bishop Sanchez Sorondo (chancellor of the Pontifical Academy) has said that the purpose is to examine whether GM crops are safe, but I'm sorry, that's not it. The purpose is to use the prestige of the Pontifical Academy of Sciences and its good name to beat on governments so that you can reduce regulation.

I would also claim that they want to use something like the Potrykus rice as a battering ram against the regulatory process. The strategy is that if you get it through once, you've set the precedent. They say they want it for altruistic reasons, but this language of talking about the poor and about development is grossly misleading. I'm a professional anthropologist who has been working in the area of development economics, I think it's patronizing.

Proponents of GMOs suggest that you're guilty of neo-colonialism, in the sense that you presume to know what's best for the poor in Africa and other places.

Let them come to where I was in the Philippines, and ask there. Let's go to the southern part of Brazil, or Argentina, where this is being pushed on people. Let's do a real empirical study, and I think you'd find that the people who are affected by it are very negative towards it. I took up this issue only because I saw the impact it's had on people living there. I believe I have a better take on what's happening in the Philippines, for example, than anyone in the study week ... including the only person from the Philippines there, the director of the International Rice Research Center, but he's an American.

I was not against GMOs at first. When I arrived I taught anthropology and linguistics at the University of Mindanao in the Philippines, the biggest agricultural university in the region. At that stage, I thought, if you can plant crops as far as the eye can see, why not? It was only as I began to see the other aspects, including wiping out genetic diversity, that I changed my mind. I looked back at my Irish experience. We used to have these massive potato fields, and then suddenly in 1845, one pathogen wiped them out. I began to learn a lot about the importance of biodiversity.

The pro-GMO argument is comparable to what we used to hear from the bankers. They used to tell us we need a light touch with the regulations, because we're the entrepreneurs, we're the people who create wealth that sends the boys and girls to school and puts the Euro in the collection plate on Sunday. If a banker came to you today and tried to say that there shouldn't be any regulation, we'd all laugh. We wouldn't even engage him intellectually. The same is true with these lads. The tide has gone out on what they want, and rightly so, because we're dealing with very serious issues.

Humankind has a very bad record of moving biodiversity around to the wrong places. It's like the guy who brought rabbits out to Australia with disastrous results. This is biological science, which is different from architecture or engineering. If those guys get something wrong and the building collapses, too bad, but you can fix it. Biology reproduces. The Australian government can't fix the rabbits. The level of regulation should be multiple times more stringent than it is.

The study week invited an African bishop. What's your sense of where African Catholics stand on GMOs?

I've had conversations with African people, including religious orders, working in this area. We just had a conference in Assisi on ecology and integrity of creation at the heart of Christian mission. There are all sorts of efforts by religious to build up organic agriculture in Africa. ... I feel this man shouldn't have come here. If they'd invited me, I wouldn't go. You just give them legitimacy, and it's not properly structured. I'm not a geneticist or a plant biologist, but based on the expertise I have as a missionary, I know this is not the way to go for sustainable agriculture. If it was, they'd have the right people at this meeting.

Are you worried that the Vatican is going to come out with an official pro-GMO statement?

Not at all. We were more concerned back in 2003, when Cardinal Renato Martino began to talk about how maybe GMOs could feed the world. We were very worried then, but not so much now. The Pontifical Council for Justice and Peace, for example, may not yet have assessed the science, but they have begun to see the impact on developing countries. On January 1, there was an article in L'Osservatore Romano, in which Martino was quoted on that side of it.

VATICAN SUPPORTS GMO'S!


Vatican endorses genetically modified organisms for food security

Source: National Catholic Reporter - John L Allen Jr

4 June, 2009

ROME, Italy – In what seemed largely a foregone conclusion, a May 15-19 study week on genetically modified organisms sponsored by the Pontifical Academy for Sciences ended with a strong endorsement of GMOs as “praiseworthy for improving the lives of the poor,” and promising “improved food safety and health benefits, better food security, and enhanced environmental performance in a sustainable manner.”

Although the Pontifical Academy for Sciences is a prestigious Vatican body, it does not set official church teaching, and it remains unclear whether its conclusions will drive the Vatican toward a formal position on GMOs.

While a concluding document from the study week had not been released as NCR went to press, participants who characterized its content said its pro-GMO conclusions enjoyed “unanimous agreement” among the 41 experts from 17 countries who took part.

Organized by German scientist Ingo Potrykus, the inventor of “golden rice,” the study week had beencriticized by anti-GMO activists for including only voices already convinced of the benefits of genetically modified crops. This is the second time that the Pontifical Academy of Sciences has endorsed GMOs, following an initial report adopted in 2001 and published in 2004.

Critics charge that GMOs give excessive control over farming practices to large agribusiness corporations, and pose unknown risks to both the environment and human health.

In general, the aim of the academy’s weeklong event seemed less to conduct an objective appraisal of GMOs than to mobilize public support, aiming to overcome what participants see as burdensome regulations and negative public images that sometimes stand in the way of the wider adoption of GMOs, especially in Europe and in parts of the developing world, above all Africa.

Participants told NCR that after the final conclusions from this study week are published, plans call for three other documents:

A set of short versions of the papers delivered at the study week, possibly including PowerPoint versions of the talks;
A book-length collection of expanded versions of the papers, which could be published by winter 2010;

A “white paper” laying out the major conclusions and recommendations of the study week, intended for broad public distribution.

“In light of eight years of experience with growing transgenic crops, many additional field trials, and many additional published research reports, the conference concluded that the scientific evidence is overwhelming that transgenic crops … improve the lives of the poor and offer additional significant improvements in their lives in the years to come,” said Drew Kershen of the University of Oklahoma, a professor of agricultural law at the University of Oklahoma and a study week participant.

The Academy for Sciences event drew fire from Catholic opponents of GMOs. Irish missionary and environmental writer Fr. Sean McDonagh, who organized a small demonstration in Rome on May 18 to protest the event, charged that its purpose was “to use the prestige of the Pontifical Academy of Sciences, its good name, to beat governments so that you can reduce the minimal regulation that we have.”

The demonstration near Rome’s Piazza del Popolo featured a banner reading, “Pontifical Academy of Sciences, do not ally with those who, promoting GMOs, contribute to hunger in the world.”

McDonagh objected that no Catholic critic of GMOs was invited.

“Who are the church’s real experts in this area?” McDonagh said. “[They’re from] aid and development agencies, such as Misereor, Cafod and Caritas. [The academy] thought so little of the expertise in the Catholic church that they didn’t invite a single person from any one of those agencies. … What are they afraid of?”

It’s a point that study week participants largely conceded.

“We didn’t invite a bunch of naysayers to the table, who are convinced that GMOs don’t work or who are going to make fallacious scientific arguments that have been rejected by the bulk of the scientific community and by the regulators who approved them,” said Bruce Chassy, a food safety expert at the University of Illinois at Urbana-Champaign.

“This is not a ‘balanced’ meeting, in the sense that you bring every point of view to the table and seek some kind of idiotic consensus,” Chassy said.

Though the position of the Pontifical Academy of Sciences seems clear, the broader Catholic debate over GMOs appears as yet unresolved.

Two months ago, the working paper for next October’s Synod of Bishops for Africa appeared, containing critical language on GMOs. That document asserted that they risk “ruining small landholders, abolishing traditional methods of seeding, and making farmers dependent on production companies.”