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Thursday, June 11, 2009

POURGHERE:UNE AUTRE MENACE POUR LES PAYSANS MALIENS/AFRICAINS..

ci-joint quelques articles sur les enjeux et dangers de la culture du pourghère (jatropha) au Mali et en Afrique, suite à la ratification la semaine dernière (le 21 mai 2009) par l’Assemblée Nationale de l’ordonnance du 4 mars 2009 portant création de l’Agence nationale de développement des biocarburants (ANADEB,) et du soutien officiel et déclaré du gouvernement à la culture du pourghere au Mali tel qu’exprimé dans la Déclaration de Bamako pour La Promotion du Pourghere.

En effet, contrairement à ce que prétendent ses promoteurs, la pourghère ne peut pas être cultivée rentablement sur des terres arides, sans eau, sans engrais, etc. pour produire du biocarburant (biodiesel), comme le démontrent clairement plusieurs études scientifiques et expériences en Afrique et dans divers pays a travers le monde ( voir articles ci-dessous).

Au contraire, elle est de plus en plus cultivée sur des terres FERTILES en Afrique et dans d’autres pays du Sud au détriment des cultures vivrières et donne lieu à une nouvelle vague de colonisation et de privatisation des terres (fertiles) par des sociétés privées pour la production de biocarburant produit à base de pourghere…( des millions d’hectares à travers le continent africain !)

Ci-joint quelques articles intéressants sur les enjeux et les conséquences de la culture de la pourghère en Afrique et dans le monde…

En français :

Rapport de Friends of the Earth: http://www.foe.co.uk/resource/reports/jatropha_wonder_crop.pdf

http://www.cadtm.org//spip.php?article3966/

http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20090220T080414Z/-agriculture-Environnement-energie-biocarburant-Le-bio-carburant-une-menace-pour-les-cultures-vivrieres.html

En anglais :

http://af.reuters.com/article/investingNews/idAFJOE5300DN20090401?sp=true

http://www.guardian.co.uk/environment/2009/may/05/jatropha-biofuels-food-crops

http://redgreenandblue.org/2009/05/07/biofuel-wonder-plant-fails-to-deliver

http://www.thenational.ae/article/20090511/BUSINESS/705119944/-1/SPORT

http://yehhailife.wordpress.com/2009/05/15/fail-indias-hyped-jatropha-biodiesel-program-does-not-deliver

http://euobserver.com/885/28113

http://www.sltrib.com/opinion/ci_12372029

http://ghanabusinessnews.com/2009/05/11/why-ghana-is-attracting-investments-in-biofuels/

http://www.navdanya.org/news/5dec07.htm

Vous pouvez bien évidemment trouver plus d’information sur internet en tapant « pourghere biocarburant » sur google.

Monday, May 25, 2009

PRODUCTION DE BIOCARBURANT EN AFRIQUE DE L'OUEST: MENACE SUR LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE


Situation des biocarburants en Afrique de l’ouest


source: http://www.riaed.net/spip.php?article950

Après un rappel des enjeux environnementaux et énergétiques, l’article fait un tour d’horizon des projets en cours ou à l’étude dans différents pays de l’Ouest africain.

Article de M. Gbosségnon Christophe GANDONOU paru dans la revue GRAIN.

Depuis quelques années, les communautés nationales, les organisations non gouvernementales (ONG), les institutions nationales et internationales ont pris la mesure du danger que constitue l’émission des gaz à effet de serre par les énergies fossiles en particulier les produits pétroliers. Ces gaz sont à l’origine de graves perturbations environnementales conduisant aux changements climatiques observés de plus en plus et qui hypothèquent l’équilibre écologique dans les différentes régions du monde. De plus le coût de plus en plus élevé des hydrocarbures (pétrole et ses dérivés) et la perspective d’un épuisement de cette ressource naturelle énergétique non renouvelable a amené les états à réfléchir au développement de nouvelles sources d’énergie écologiquement propre et économiquement rentable. Parmi ses sources d’énergie renouvelables, les bioénergies en général et les biocarburants en particulier sont celles qui attirent l’attention des responsables politiques compte tenu du fait que la filière carburant est celle qui consomme le plus de produits pétroliers et qui produit le plus de gaz nuisibles à l’environnement et à la santé. Ainsi il est admis que l’utilisation de l’éthanol pur à la place de l’essence permet une réduction de l’émission des gaz à effet de serre de l’ordre de 75% (source IFEN). Au-delà de cet aspect environnemental, les biocarburants contribuent également à la réduction de la dépendance énergétique des pays, une hausse de la production permettant de réduire les importations de pétrole ou ses dérivés. Par ailleurs le développement des biocarburants crée de nouvelles filières agricoles et pourraient offrir de nouveaux créneaux porteurs pour les agriculteurs des pays en voie de développement.

Les pays de l’Afrique de l’Ouest, comme la plupart des pays africains, n’est pas restée en marge de la tendance au développement des biocarburants.

Elaboration de politiques et stratégies nationales en matière de biocarburants

La plupart des pays de la sous-région ouest-africaine ont élaboré ou sont en train d’élaborer des politiques et stratégies nationales en matière de biocarburants.

Le Sénégal, le Ghana et le Nigéria possèdent des stratégies nationales de promotion des biocarburants. Ces stratégies sont basées sur la mise sur pied d’un comité technique chargé de définir les politiques à mettre en œuvre dans ce secteur, de créer un cadre législatif et réglementaire incitatif pour la production et l’utilisation des biocarburants et de développer dans les court et moyen termes des filières bioalcool et biodiesel. Si la stratégie nigériane se base sur la production de bioéthanol à partir du manioc et de la canne à sucre, le Ghana a accentué son projet pilote sur le pourghère avec la société Anuanom Industrial Bio Products Ltd développe un immense projet de culture de Jatropha pour la production de biodiesel, en collaboration avec le secteur public. L’objectif est de développer une plantation de Jatropha sur une superficie d’un million d’hectares (1 000 000 ha).

Au Bénin, dans le cadre du Projet de Fourniture des Services d’Energie (PFSE) de la Direction Générale de l’Energie, il est envisagé, dans la cadre de la composante biomasse du projet, la production locale de bioéthanol et de biodiesel. A cet effet, un programme de Développement des Biocarburants est en cours de préparation au Bénin et vise à produire du biodiesel à partir du ricin (Ricinus communis) et du pourghère (Jatropha curcas) destiné au secteur agricole, aux transports et à la production d’électricité et du bioéthanol comme énergie de cuisson et comme carburant de substitution à l’essence à partir de la pomme d’anacarde.

Au Burkina Faso, au Niger et en Côte d’Ivoire, les gouvernements ont exprimé clairement leur souhait de développer la production des biocarburants. Mais ce sont les opérateurs privés qui se sont lancés les premiers dans le développement de projet visant à produire des biocarburants. Ainsi, au Burkina Faso, les sociétés DAGRIS et SN CITEC ont élaboré un projet de production du biodiesel à partir de l’huile de coton destiné à être incorporé au gazole et/ou pour carburation dans les groupes électrogènes utilisés pour la production d’électricité dans le pays alors qu’en Côte d’Ivoire c’est la société "21st Century Energy" qui compte investir environ 650 milliards Fcfa sur une période de 5 ans pour produire l’éthanol pour l’exportation sur le marché sous-régional et même international. Cela découlera sur une production de 3,5 milliards de litres de biocarburant par an, en utilisant la canne à sucre et le maïs. Au Niger, c’est le pourghère (Jatropha curcas) qui a attiré l’attention des responsables de la Société IBS Agro Industries qui s’intéresse à la production de biocarburants. Cette société a déjà initié l’expérimentation dans la région de Gaya où il se propose d’aménager 4000 ha pour la culture de cette plante et d’installer une usine pour produire 25000 litres par jour de biocarburant. Dans ce pays, de plus en plus d’opérateurs privés s’intéressent à cette filière.

Au Mali, la culture du Jatropha est déjà assez avancée. Cette plante est très largement utilisée comme haie dans la pays sur environ 10000 kilomètres avec un taux de croissance de 2000 kilomètres par an. C’est la GTZ qui a lancé les activités relatives au Jatropha dans ce pays en 1987 dans le cadre d’un programme de promotion des énergies renouvelables. Le projet Jatropha lui-même a commencé en 1993 et s’est terminé en 1997 ; ce projet ne visait pas particulièrement la production de biocarburants mais plutôt l’utilisation de cette huile comme élément essentiel pour activer un système circulaire combinant des effets écologiques, économiques et de génération de revenus en particulier en faveur des femmes. Ces activités ont permis de montrer que moyennant l’addition d’un filtre à essence, l’huile pure de Jatropha peut faire fonctionner les moteurs de type Lister qui sont utilisés dans les zones rurales pour faire tourner les moulins à grains et les pompes à eau. Certaines études ont même envisagé la substitution du pétrole par l’huile pure de jatropha pour les lampes et les cuisinières.

A côté de la canne à sucre et du manioc, le Nigéria explore également la possibilité d’utilisation de l’arachide, les graines de citrouille, du pourghère (Jatropha curcas) et le palmier à huile pour la production du biodiesel. Mais certaines de ces cultures pourraient contrarier la relève du défi de la sécurité alimentaire.

Un partenariat public-privé commence à s’installer dans le secteur

Dans la plupart des pays, même si l’initiative est prise par les autorités publiques, les sociétés privées et les Organisations Non-Gouvernementales (ONG) sont associées aux stratégies. Dans certains cas, ces privés ou ONG s’intéressent au secteurs des biocarburants indépendamment des décisions publiques. C’est ainsi qu’au Bénin, les ONG- Jeunesse Sans Frontières-Bénin (JSF-Bénin), Africa Cultures et Goupe de Recherches Scientifiques et Techniques sur les Energies Renouvelables (GRSTER-ONG) ont commencé des activités de recherche ou de production sur le pourghère (Jatropha curcas). Au Ghana, c’est la société Anuanom Industrial Bio Products Ltd qui a été associée au développement des biocarburants. En côté d’Ivoire, le gouvernement en donnant son accord de principe à M. David Meyers, président de la société "21st Century Energy" à travers le ministère de l’Agriculture a consacré l’établissement d’un partenariat secteur public-secteur privé.

Des organisations sous-régionales s’impliquent dans le développement des biocarburants

L’union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a élaboré un Programme Régional Biomasse Energie (PRBE). La mise en œuvre de ce programme devrait contribuer à l’élaboration d’une Politique Energétique Commune (PEC). Dans le cadre de ce programme, un atelier de validation de l’étude sur le développement de la filière Ethanol /Biocarburants dans l’espace UEMOA s’est tenu à Dakar du 20 au 22 novembre 2006. L’UEMOA et le FAGAS (Fonds Africain de Garantie et de Financement) sont impliqués dans la promotion et le développement de la filière Biocarburant en Afrique de l’Ouest.

Déjà une Association Africaine des Producteurs de Biocarburants (AAPB)

Réunis à Dakar, des opérateurs privés ont décidé de coordonner leurs efforts pour promouvoir les biocarburants dans les pays de l’UEMOA. En marge de l’atelier de validation de l’étude sur le développement de la filière Ethanol /Biocarburants dans l’espace UEMOA s’est tenu à Dakar du 20 au 22 novembre 2006, les opérateurs privés qui y participaient ont décidé de créer une association dénommée « Association Africaine des Producteurs de Biocarburants (AAPB) ». Cette association a pour objet de promouvoir la production et la commercialisation des biocarburants en Afrique.

Conclusion

Le développement des biocarburants intéresse la plupart des pays ouest africains. Dans ces pays, les différents programmes de développement de ces carburants sont à leurs débuts ou en cours d’élaboration. Un partenariat secteur public-secteur privé commence à se développer dans plusieurs pays et l’implication d’un organisme de coopération sous-régionale permet d’espérer un développement harmonieux d’un secteur qui présente des intérêts très importants pour le développement socio-économique et la protection de l’environnement dans ces pays.

Cependant, il est important de cibler des cultures qui contribuent à protéger l’environnement et qui n’hypothèquent pas la sécurité alimentaire dans ces pays dont certains sont caractérisés par une production alimentaire insuffisante. A cet effet, le pourghère (Jatropha curcas), le ricin et le pomme d’anacarde apparaissent comme les cultures les plus prometteuses pour la production de biodiesel ou de bioéthanol.

Aujourd’hui, le pourghère (Jatropha curcas) est cultivé au Togo, au Ghana, au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire et au Niger. L’expérimentation a commencé au Bénin.

Wednesday, April 15, 2009

ENJEUX DES OGM EN AFRIQUE


OGM: GENOCIDE ECONOMIQUE, SOCIAL ET ECOLOGIQUE DE l'AFRIQUE ET DE L'HUMANITE

La terre n’appartient pas à l’Homme.
C’est l’Homme qui appartient à la terre.


I. Enjeux et conséquences du coton Bt de Monsanto sur la filière cotonnière au Mali et dans la sous-région.

Le coton Bt génétiquement modifié (GM) de Monsanto

• Le dernier clou dans le cercueil des cotonculteurs et le cheval de Troie des multinationales de biotechnologie (Monsanto, Syngeta, Dow Agro Science, Bayer, etc.) pour le contrôle total de la filière et de toute l’agriculture vivrière au Mali et dans la sous-région.

Comme écrit GRAIN dans son rapport sur l’introduction du coton GM au Mali et dans la sous-région :

« Le coton Bt ( de Monsanto) est le cheval de Troie des multinationales ; leur porte d’entrée en Afrique de l’Ouest, pour assurer leur mainmise sur les semences cotonnières, et, éventuellement, pour contrôler toute l’agriculture de la sous-région. Le but est d'introduire en Afrique de l'Ouest les cultures génétiquement modifiées brevetée. »

Source : www.grain.org

Enjeux socio-économiques :

SPIRALE D’ENDETTEMENT ET FAILLITES DES COTONCULTEURS

• Culture de coton GM non-rentable pour les petits producteurs de coton en Afrique et dans les pays du Sud.

Coûts de production

• Coûts de production du coton GM largement supérieurs au coton bio et au coton conventionnel

• Coûts des semences largement supérieurs aux prix de semences bio et conventionnelles. (coût des semences Bt varie en fonction des pays)

a) Ex : Coûts des semences du coton Bt de Monsanto (Inde):

• OGM : 45 euro/ha
• Bio : 6 Euro/ha
• Conventionnel : 1.5 euro/ha

b) Coûts d’utilisation liés au brevet : (Bollgard 2: $100/ha = 45000- 50,000 FCFA/ha)

• Pas de réduction significative dans l’utilisation et dans le coût des insecticides:

• coût des semences GM (29,500 fcfa/ha) + coût du brevet du coton bt de Monsanto (45,000-50,000 fcfa/ha) largement supérieurs au cout des insecticides au Mali : 30,000-35,000 fcfa/ha

• Coton Bt ne combat pas tous les insectes ravageurs du coton, notamment les principaux qui prolifèrent au Mali et dans la sous-région.

• Requis 2 fois plus d’eau! En cas de sécheresse, faillite des cotonculteurs!

Rendement:

• Rendement inférieur au coton conventionnel : -35% en Inde ; 50 capsules contre 100 capsules pour le coton conventionnel.
• Les semences de coton Bt n’ont pas été génétiquement modifiées pour accroître les rendements.

Qualité

Qualité médiocre de la semence, de la graine de coton et de la fibre

• Témoignage publique de *William Dunavant ( *Président de la plus grande entreprise américaine de négoce du coton): « Je suis d’avis que la semence du coton bt est un problème très sérieux et beaucoup de gens partagent mon avis. »

Prix de vente

• Prix du coton Bt inférieur au prix du coton conventionnel à cause de la qualité inferieure de la fibre.
• Prix dicté par le marché mondial, manipulé par les spéculateurs et les multinationales en leur faveur (mécanisme économique et politique favorisant la surproduction) et influencé de manière préjudiciable par les subventions.

Coton GM ne résout pas le fond du problème de la filière:

• Subventions EU/UE => surproductions = chute des cours de la fibre
• Dévaluation du $US (conséquence de la politique monétaire frauduleuse de la Banque Fédérale Américaine (FED))
• Augmentation constante et exponentielle du coût des intrants.
• Conjugaison de ces facteurs (exogènes) est à la source de l’effondrement du secteur.
• Au contraire, le coton Bt de Monsanto ACCENTUE le problème en proposant comme solution à l’effondrement du secteur d’augmenter les rendements, dans un contexte de surproduction qui fait chuter les cours et qui est à la source de l’effondrement du secteur!

Perte et destruction de marché

• Perte et destruction des marchés dans les pays importateurs (UE, etc.) interdisant les produits OGM (ex: coton, café, cacao, etc. = principales cultures d’exportations de l’Afrique vers l’UE)

CONTAMINATION ET BREVETAGE DES SEMENCES

• Contamination génétique de toutes les semences cotonnières conventionnelles, bio, variétés sauvages, etc. = contrôle de toute la filière cotonnière au Mali et dans toute la sous-région à travers la contamination et la disparation progressive et la confiscation des semences traditionnelles contaminées à travers le mécanisme de brevetages des semences.
• Cotonculteurs interdits de sauvegarder et de replanter les semences l’année suivante :
• Légalement contraint d’acheter chaque année les semences et les produits phytosanitaires auprès de la multinationale qui détient le brevet sur les semences GM (Monsanto).
• Dépendance imposée par le biais du mécanisme de la semence « Terminator Seed» qui a été génétiquement manipulée pour devenir stérile après la première récolte.

Résultat:

• Dépendance totale des cotonculteurs auprès de Monsanto qui contrôle la semence GM, les produits phytosanitaires, et le prix d’achat du coton. Le cercle de la dépendance totale est bouclé.
• Spirale de l’endettement, faillite économique, saisi et privatisation des terres.
• Exemples: Suicides de + 150,000 cotonculteurs en Inde qui ont semés les « graines de la mort » depuis 2003.

Enjeux sanitaires et Ecologiques

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• Ignorances et incertitudes scientifiques absolues sur les conséquences de la manipulation génétique des organismes vivants et des semences sur la santé humaine, les animaux, l’environnement et sur l’ensemble de la biodiversité.
• Modifications des Lois de la Nature et de la Vie…: avec quelles conséquences…???
• Irréversibilité: flux de gènes bt dans l’environnement irréversibles!

CONFISCATION ET PRIVATISATION DES TERRES

Confiscation et privatisation des terres des paysans à travers 2 mécanismes :

1) Endettement et faillite économique des cotonculteurs:

• contrôle et coût exorbitant du prix des semences et des intrants + prix d’achat non-rémunérateur du coton fibre = non-rentabilité des paysans = endettement, faillite économique => saisis des terres.

2) Poursuites judiciaires

• Poursuites et actions juridiques contre des paysans - dont les champs et les cultures ont été involontairement et à leur insu contaminés par un flux de gènes Bt - pour violation des clauses juridiques relatives à l’utilisation du droit de brevet détenu par Monsanto sur la semence Bt. ( ex ; Persey Scheimer contre Monsanto, Court Suprême du Canada, $200,000 amendes!)

MONOPOLE DE LA CULTURE INDUSTRIELLE DU COTON AU MALI ET EN AFRIQUE PAR MONSANTO

• Contrôle total de la filière : les semences, les intrants, les terres, l’égrenage (privatisation sociétés cotonnières : ex-CMDT), et le prix et la vente de la fibre.

Conséquences :

• Cotonculteurs dépossédés de leurs terres, sans semences, sans emplois, sans revenus et sans avenir. (+ 10 millions en Afrique)

CONSEQUENCES PROBABLES DU MONOPOLE DE LA CULTURE DU COTON EN AFRIQUE PAR MONSANTO:

PLANTATIONS DE COTON CULTIVES AVEC LA MAIN D’ŒUVRE LOCAL

• paysans dépossédés de leurs terres seront recrutés comme travailleurs agricoles pour produire du coton sur les terres saisies.
• OGM: Permettent d’éliminer les subventions cotonnières et agricoles et de conclure l’accord commercial de l’Uruguay Round au sein de l’OMC pour la libéralisation mondiale de l’économie. note: Budget Farm Act 2009: Obama a demandé (en mars 2009) au Congrès américain la suppression des subventions cotonnières… !
• OGM: 1 pierre/2 coups: permet le contrôle de la filière cotonnière et de toute l’agriculture vivrière dans les pays du Sud et la libéralisation du commerce mondial. (OMC/Uruguay Round)

CONSEQUENCES : RETOUR A L’ESCLAVAGE DANS LES PLANTATIONS DE COTON!

• Les subventions cotonnières américaines avaient remplacées les esclaves africains sur les plantations de coton au Etats-Unis.
• Le coton Bt de Monsanto restitue l’esclavage dans les champs de coton en Afrique, 160 ans après l’abolition (officielle) de l’esclavage !
• L’Histoire se répète tragiquement, avec – une fois de plus – le soutien et la complicité des « dirigeants » africains…

II. Enjeux et conséquences des OGM sur l’agriculture vivrière et sur les populations africaines.

Mécanisme: contamination et brevetages des semences

• Contamination de toutes les semences et cultures vivrières à travers le coton GM et le brevetage des semences contaminées.

Note : les zones cotonnières du Mali et de la sous-région sont en même temps le « grenier » de la production vivrière…

Résultat:

• Contamination de toute l’agriculture vivrière au Mali et dans toute la sous-région à travers le coton Bt par la contamination et la disparation progressive des semences traditionnelles vivrières et de la confiscation et de l’appropriation des semences vivrières contaminées à travers le mécanisme du brevetage des semences.

Conséquences:

• CONTROLE TOTAL DE L’AGRICULTURE VIVRIERE AU MALI, DANS LA SOUS-REGION ET SUR L’ENSEMBLE DU CONTINENT AFRICAIN PAR UNE POIGNEE DE MULTINATIONALE DE BIOTECHNOLOGIE!

• Disparition progressive et totale de toutes les semences vivrières traditionnelles à travers la contamination génétiques.
• Dépendance totale des paysans sur une poignée de multinationales de biotechnologie pour s’approvisionner en semences (5 multinationales détiennent actuellement +90% des semences vivrières génétiquement modifiées dans le monde (OGM))
• Contrôle de toute l’agriculture vivrière et donc de la vie de toutes les populations africaines entre les mains de ces multinationales…
• Contrôle des semences = contrôle de la nourriture = contrôle de la vie!

SAISI & PRIVATISATION DES TERRES

Saisi et privatisation des terres à travers les mécanismes suivants :

• contrôle et augmentation des prix des semences, des intrants, manipulation/baisse du prix d’achat des produits agricoles = non-rentabilité des paysans, endettement, faillite économique, saisis des terres.
• Poursuites et actions juridiques contre des paysans - dont les champs et les cultures ont été involontairement et à leur insu contaminés par un flux de gènes brevetés - pour violation des clauses juridiques relatives à l’utilisation du droit de brevet détenu par les multinationales de biotechnologie.

MONOPOLE ET CONTROLE TOTAL DE L’AGRICULTURE VIVRIERE

• Monopole des semences vivrières + privatisation des terres = contrôle de toute l’agriculture vivrière au Mali, dans la sous-région et sur l’ensemble du continent africain par une poignée de multinationales…

Résultat:

• Des millions de paysans vont se retrouver dépossédés de leurs terres et sans semences...( +80% des populations africaines vivent de la terre = + 700 millions personnes !)
• Comment vont-ils se nourrir… ? Que vont-ils faire pour vivre… ? Ou vont-ils aller… ?
• Dépendance totale de toute la population africaine sur une poignée de multinationales pour manger et donc pour vivre…
• Contrôle absolue sur la vie de millions de personnes en Afrique par une poignée de multinationales…
• Misère et chaos INDESCRIPTIBLE, famines, révoltes, guerres, etc.…

PRODUCTION DE BIO-CARBURANT

Les multinationales de biotechnologies vont privilégier la production de biocarburants sur les terres saisies et privatisées au détriment de la production vivrière pour servir les intérêts géopolitiques des Etats-Unis et des pays du G8:

• indépendance énergétique: Biocarburant (pourghere/jatropha).
• « arme alimentaire »: contrôle de la chaine alimentaire mondiale
• réduction des populations jugées « inférieures » et non désirables à travers la famine (politique de l’eugénisme)
• contrôle et accaparement des ressources géostratégiques des pays du Sud, etc. (Rockefeller/Kissinger, etc. (lire > NSSM 200, Henry Kissinger)

CONSEQUENCES DU COTON GM ET DES OGM EN AFRIQUE ET DANS LE MONDE.

PLUS GRAND GENOCIDE ECONOMIQUE, SOCIAL ET ECOLOGIQUE DE L’AFRIQUE ET DE L’HUMANITE !